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TANDEM: DTG/3TC à l'épreuve du monde réelMalgré la démonstration de l'efficacité virologique de la thérapie duale associant dolutégravir et lamivudine par le biais d'études cliniques de phase III solides, il existe encore trop peu de preuves recueillies en conditions de vie réelle. Un manque comblé par l'étude TANDEM qui analyse de façon rétrospective les données de personnes vivant avec le VIH et suivies dans 24 centres de référence répartis à travers tout le territoire des Etats-Unis dans le but d'évaluer l'efficacité virologique sur le terrain de cette nouvelle option stratégique ainsi que les principales motivations de sa prescription tant auprès de patients naïfs initiant un traitement antirétroviral que chez des patients expérimentés en suppression virologique dans le cadre du switch.TANDEM: inclusion de sujets naïfs et expérimentés à part quasi égale Les résultats de l'étude TANDEM, présentés lors du congrès de l'IAS, concernent 318 personnes vivant avec le VIH traitées par la thérapie duale associant DTG/3TC dont 126 étaient naïfs de tout traitement antirétroviral et 192 étaient expérimentés et présentaient une charge virale indétectable sous trithérapie classique. Les participants naïfs étaient âgés de 37,4 ans en moyenne, 88,1% étaient de sexe masculin et 61,1% de race caucasienne. De plus, 48,4% de ces sujets naïfs avaient bénéficié d'une stratégie d'initiation "test and treat". Les participants expérimentés étaient, pour leur part, âgés de 49,1 ans, 82,3% étaient de sexe masculin et 64,6% de race caucasienne. Ces participants étaient sous trithérapie depuis 10,4 ans en moyenne au moment du switch et 66,1% avaient reçu au moins deux types de trithérapie différents.DTG/3TC: avant tout, éviter les risques potentiels de toxicité liés aux trithérapies La principale motivation pour initier une thérapie duale était d'éviter, autant que faire se peut, les toxicités à long terme associées aux trithérapies classiques et ce tant pour les personnes naïves de toute trithérapie (32,5%) que pour les personnes expérimentées (27,1%). Parmi les autres motivations importantes, on retiendra la simplification et la rationalisation du traitement chez les personnes expérimentées (25%) et par commodité chez les sujets naïfs (15,9%). Sur le plan de l'efficacité virologique et après un suivi de plus de un an, on constate que 93,7% des sujets naïfs sont parvenus à une charge virale indétectable (83,3% l'ont maintenue) et que 95,8% des sujets expérimentés ont maintenu une charge virale indétectable sous thérapie duale dolutégravir/lamivudine. Enfin, seul 1 participant naïf et 3 participants expérimentés ont interrompu le traitement DTG/3TC. En conclusion, les résultats de l'étude TANDEM reflètent bien ceux observés lors des études cliniques de phase III et démontrent que la thérapie duale associant dolutégravir et lamivudine est virologiquement efficace et bien tolérée dans un contexte de vie réelle tant chez les sujets naïfs que les personnes expérimentées.Réf: Schneider S. et al. E-poster EPB147, IAS 2022, Montréal