...

L'étude ARIA a inclus 495 femmes vivant avec le VIH naïves de tout traitement antirétroviral et dont la charge virale initiale était supérieure à 500 copies.Ces femmes ont été réparties en deux groupes de traitement pour recevoir, soit une trithérapie constituée de dolutégravir +abacavir + lamivudine, soit une trithérapie basée sur l'inhibiteur de protéase boosté atazanavir/ritonavir + TDF/FTC. La période de double aveugle a duré 48 semaines, après quoi le suivi s'est poursuivi pour le bras dolutégravir seulement. La présente analyse porte sur l'évolution du poids durant un maximum de suivi de 5 ans.A l'initiation, on constate une prise de poids modérée mais cependant plus élevée au sein du groupe des femmes traitées par dolutégravir vs les femmes traitées par inhibiteur de protéase boosté: 2,61kg vs 1,41 à la semaine 48.Par contre, la proportion de patientes qui gagnent plus de 10% de leur poids ou qui bascule vers un IMC témoin d'une obésité est comparable dans les deux groupes de traitement.Comme déjà évoqué par d'autres études, on constate ici aussi que les femmes qui présentent les prises de poids les plus importantes sont celles qui, lors de l'initiation du traitement antirétroviral, présentaient un taux bas en cellules CD4 ou une charge virale élevée.Enfin, bonne nouvelle, le suivi au très long cours d'un groupe restreint de femmes de l'étude ARIA montre que le taux d'augmentation du poids ralentit au fil du temps qui passe. Ainsi sur un groupe de 60 participantes, la prise de poids était de 2,14kg à la semaine 48 pour évoluer ensuite vers 3,73 kg à la semaine 264.Réf: Walmsley S. et al. PEB0233, IAS 2020.