Plus de 50% des patients séropositifs ont un âge cardiaque excédentaire d'au moins 10 ans

Jusqu'à présent chercheurs et cliniciens ont toujours estimé que l'âge du coeur des patients vivant avec le VIH, un excellent marqueur du risque cardiovasculaire réel, était équivalent à celui de la population générale. Or, on le sait, mode de vie, infections diverses, le virus du VIH himself ainsi que les traitements administrés, antirétroviraux et autres, accélèrent le vieillissement des organes et des fonctions de ces patients. D'où la question qu'un groupe d'investigateurs américains s'est posée à juste titre: " Quel est donc l'âge cardiaque réel des patients vivant avec le VIH? "

Peur sur la ville

A Paris, des responsables de la Santé Publique ont signalé une épidémie par une souche recombinante du VIH particulièrement virulente caractérisée par une charge virale initiale particulièrement élevée et une perte rapide en cellules CD4. Cette épidémie par le virus tropique X4 est rapporté dans le bulletin d'Eurosurveillance par une équipe de l'hôpital de la Pitié Salpêtrière à Paris.

Dolutégravir et rifampicine: un couple compatible

Une étude, menée au Botswana et publiée dans l'édition d'octobre de la revue Journal of AIDS, fournit d'importantes preuves d'efficacité et de sécurité concernant l'utilisation d'un schéma de traitement antirétroviral basé sur le dolutégravir associé à un traitement par la rifampicine chez les nombreux patients vivant avec le VIH et co-infectés par la tuberculose. Malheureusement, en l'état, ces données rassurantes ne sont pas assez solides pour induire un changement de politique pour le traitement combiné de la tuberculose et du VIH.

LATTE: cabotégravir et rilpivirine toujours efficaces à 312 semaines

L'étude de phase 2b LATTE a profité de l'édition 2019 de l'IDWeek à Washington pour se rappeler à notre bon souvenir en démontrant que 5,5 ans après la fin de la période d'induction de six mois, l'association orale cabotégravir et rilpivirine administrée une fois par jour continue à maintenir la charge virale indétectable chez la plupart des patients. D'excellents résultats qui ne font que consolider la confiance en cette molécule actuellement testée sous sa forme injectable et futur espoir des nouvelles stratégies d'allégement généralisé des protocoles thérapeutiques antirétroviraux.

L'insuffisance rénale chronique augmente le risque de mortalité et de morbidité chez les patients VIH

Selon les résultats d'une grande étude danoise publiée dans la revue AIDS, les patients vivant avec le VIH et chez qui une insuffisance rénale chronique a été diagnostiquée présentent un risque particulièrement élevé de développer rapidement une maladie grave ou de décéder. Mais, il existe un certain nombre de facteurs de risque modifiables qui dépistés et pris en charge rapidement pourraient éviter cette évolution.

Le VIH, un facteur de risque d'insuffisance rénale équivalent au diabète

Des investigateurs danois se sont intéressés à la prévalence de l'insuffisance rénale chez des patients caucasiens vivant avec le VIH présentant une charge virale indétectable et sans facteurs de risque supplémentaires de dégradation de la fonction rénale. Si la prévalence de l'atteinte rénale s'avère faible chez ces patients, le risque de dégradation de la fonction rénale s'avère cependant trois fois plus élevée que celui observée au sein de la population non VIH servant de groupe contrôle pour cette étude ce qui positionne l'infection par le VIH au même niveau de risque pour le rein que le diabète d'où la nécessité d'une attention et d'un contrôle constant de la fonction rénale chez ces patients.

Importante réduction des nouveaux cas de VIH en France après la réalisation de 2 objectifs du programme 90-90-90

L'instauration des stratégies de mise sous traitement antirétroviral immédiate sans tenir compte du nombre de cellules CD4 ainsi la réalisation des objectifs de traitement et de suppression virale du programme 90-90-90 de l'ONUSIDA dès 2013 ont entraîné une importante diminution des cas de primo-infections et d'infections récentes par le VIH en France. Retour en chiffres sur cette preuve renouvelée de l'impact de ces stratégies pour mieux contrôler l'épidémie de VIH.

Les traitements de substitution réduisent le risque de rebond viral chez les femmes

Selon une étude canadienne présentée dans le cadre de l'édition 2019 du congrès de l'IAS à Mexico, les traitements de substitution aux opiacés, par exemple la méthadone, augmentent la probabilité, pour les femmes qui consomment des drogues injectables, de maintenir une charge virale indétectable vraisemblablement en améliorant leur adhérence thérapeutique aux antirétroviraux.

L'OMS reconnaît l'intérêt de la PrEP à la demande pour les HSH

Lors d'une conférence de presse tenue à Mexico durant le congrès 2019 de l'IAS, l'OMS a mis à jour ses recommandations concernant les modalités d'accès à la PrEP pour y inclure la PrEP à la demande, encore appelée stratégie 2+1+1, en tant que mode de prévention de la transmission du VIH pour les hommes pratiquant le sexe avec d'autres hommes (HSH), un nouveau pas pour alléger et faciliter ce type de prévention qui se révèle, au fil des études, une stratégie hautement efficace pour éviter la transmission du VIH chez les sujets à très haut risque.

Les anticorps neutralisants à large spectre poursuivent leur chemin

A Mexico, le Dr Grace Chen du Centre de recherche sur les vaccins de l'Institut national américain des allergies et des maladies infectieuses (NIAID) a présenté les résultats d'une première étude de phase 1 évaluant l'innocuité et les effets virologiques de deux anticorps neutralisants à large spectre, VRC01 et VRC07-523, dans leur version 'longue durée d'action'.

Le sperme serait un facteur de résistance au VIH

Alors qu'il est considéré comme un vecteur de transmission du VIH d'un homme à une femme, le sperme serait un facteur de résistance au VIH en soi et les auteurs de cette nouvelle étude dévoilent par quel mécanisme.

Le dolutégravir recommandé pour tous selon les nouvelles directives de l'OMS

Lors du congrès de l'International AIDS Society (IAS) à Mexico, l'OMS a présenté une importante actualisation de ses recommandations concernant les traitements antirétroviraux de première et seconde ligne dont on retiendra surtout la recommandation " forte " du dolutégravir comme traitement de première et seconde intention pour TOUT patient vivant avec le VIH y compris pour les femmes en âge de procréer.

GEMINI 1-2: confirmation de l'efficacité virologique durable de la thérapie duale, dolutégravir/lamivudine, chez les patients naïfs

Lorsqu'un traitement doit être administré à vie, ce qui est actuellement le cas pour tous les patients vivant avec le VIH, il est primordial de s'assurer de son efficacité et de sa sécurité d'emploi sur le long cours. Pareilles données manquaient encore pour les nouvelles thérapies duales associant dolutégravir et lamivudine chez les patients naïfs de traitement antirétroviral. Un vide comblé, avec succès, par la présentation, lors de l'édition 2019 de l'IAS, des résultats à 96 semaines des études GEMINI 1-2 lesquels confirment l'efficacité virologique sur le long cours de la thérapie duale, dolutégravir/lamivudine, administrée en première ligne.

PrEP: doit-on craindre des résistances ?

Une récente étude, menée sur les patients d'une vaste cohorte canadienne, ne retrouve qu'un taux très faible de résistance à l'emtricitabine et au ténofovir, les deux composants de la PrEP, chez des patients vivant avec le VIH et traités depuis de nombreuses années ce qui, par extension, porte à croire que l'impact potentiel de résistances sur la transmission du virus chez les personnes soumises à la PrEP est faible. Des résultats rassurants mais à confirmer par des études directes et solides.

Le point sur le dépistage du cancer colorectal chez les patients vivant avec le VIH

Puisque les patients vivant avec le VIH et traités ont une espérance de vie de plus en plus proche de celle de la population générale, la question se pose du dépistage du cancer colorectal dont la prévalence augmente avec l'âge. Fréquence, accessibilité, taux d'adénomes ou de cancers détectés, impact du statut immunologique, autant d'inconnues auxquelles une récente étude publiée dans la revue Journal of AIDS apporte enfin des réponses solides.

Maladie des petits vaisseaux cérébraux: les antirétroviraux plaident non coupables

Deux fois plus fréquente chez les patients vivant avec le VIH âgés de 50 ans ou plus et sous contrôle virologique qu'au sein de la population générale, la maladie des petits vaisseaux cérébraux, grande pourvoyeuse d'AVC et de démences, serait-elle liée aux traitements par antirétroviraux? Réponse et réassurance avec les résultats de l'étude MicroBREAK-2.