La section prévention HIV/AIDS du CDC (Center for Disease Control and Prevention) d'Atlanta a évalué l'impact des mesures sanitaires d'urgence consécutives à la première vague de Covid-19 sur la prise en charge de l'infection par le VIH aux USA.

Passer du TDF au TAF entraîne une prise de poids significative mais cependant modérée surtout chez les patients déjà en surpoids lors du switch selon une nouvelle analyse des données de la cohorte française DAT'AIDS.

Seconde étude de substitution après TANGO, SALSA confirme, après 48 semaines de suivi, la non infériorité sur le plan virologique ainsi que l'absence d'échecs virologiques d'un switch vers une thérapie duale associant dolutégravir et 3TC par rapport à la poursuite d'une tri- ou quadrithérapie classique.

Selon une vaste étude de cohorte rétrospective menée par le Dr Tiffany Gooden et son équipe de l'université de Birmingham, les personnes vivant avec le VIH présentent, dans l'ensemble, un risque accru de l'ordre de 50% de souffrir d'une maladie cardiovasculaire comparativement à la population générale séronégative. Mais, et c'est là tout l'intérêt de cette étude, ce même risque est plus que doublé chez les sujets jeunes, ceux âgés de moins de 40 ans.

Lors de l'édition 2021 du congrès de l'IAS, le groupe d'investigateurs de l'étude TANGO a présenté les résultats d'une nouvelle analyse centrée, cette fois, sur l'évolution de la virémie sur une période de suivi de 2 ans (96 semaines), des résultats qui nous rassure sur le fait que le switch vers une thérapie duale associant dolutégravir et 3TC permet de maintenir le VIH sous aussi bonne garde que la poursuite d'une tri- ou quadrithérapie basée sur le TAF.

L'étude TANGO a, certes, démontré la non infériorité sur le plan virologique d'un passage vers une thérapie duale DTG/3TC par rapport à la poursuite d'une tri-quadrithérapie centrée sur le TAF chez des patients expérimentés mais qu'elle est l'impact métabolique de cette transition vers un traitement allégé et dont le TAF est absent ? Réponse avec cette analyse post-hoc fouillée présentée lors du récent congrès virtuel de l'IAS.

Sur base d'une nouvelle analyse des données issues de l'étude de cohorte néerlandaise ATHENA, un groupe d'investigateurs de l'Université d'Amsterdam a annoncé, lors du congrès de l'IAS 2021, que les Pays-Bas étaient parvenus à une élimination quasi totale de l'hépatite C chez les personnes vivant avec le VIH.

Très inquiétants les résultats d'une courte enquête papier réalisée début 2020 auprès du personnel soignant et médical travaillant dans les établissements hospitaliers du Barts Health NHS Trust (Londres) puisqu'on découvre que 80% n'ont pas entendu parler ou connaissent vaguement le concept U=U (Indétectable = Intransmissible) et plus d'un tiers des répondants s'inquiètent des risques auxquels ils s'exposent en traitant des patients vivant avec le VIH. Seule lueur d'espoir, une vaste majorité désire une information et une formation complémentaire sur le VIH.

Une étude, publiée dans la revue Hypertension, alerte sur l'utilisation encore bien trop fréquente des bêta-bloquants comme traitement de première intention chez les personnes hypertendues vivant avec le VIH et surtout sur l'infériorité potentielle de ces agents par rapport aux IEC/ARA II en termes de bonne prévention du risque de survenue d'événements cardiovasculaires majeurs.

Une étude, menée en Afrique, montre que l'approvisionnement en médicaments antirétroviraux ainsi que l'adhérence au traitement sont bien meilleur lorsque le patient se rend aux consultations de contrôle tous les six mois vs tous les 3 mois ou moins.

Au cours des essais cliniques ODYSSEY A&B dont les résultats ont été présentés lors du congrès de la CROI 2021, le traitement antirétroviral basé sur le dolutégravir et administré à des enfants et des adolescents de moins de 18 ans et de plus de 14 kg s'est montré supérieur sur le plan virologique lorsque administré en première ligne (ODYSSEY A) par rapport à traitement conventionnel et non inférieur en seconde ligne (ODYSSEY B).

Les traitements symptomatiques de la migraine ne suffisent pas toujours. Quand les patients n'y repondent pas ou face a des formes refractaires OU particulieres, la strategie therapeutique merite etre revue.