Les personnes vivant avec le VIH, naïves de tout traitement antirétroviral et présentant des symptômes évocateurs d'une tuberculose devraient-elles initier leur traitement antirétroviral le jour même ? Une équipe d'investigateurs de la London School of Hygiene and Tropical Medicine a examiné les avantages et les risques de cette stratégie dans une étude publiée par la revue HIV Medicine.

A l'hôpital universitaire Avicenne (AP-HP, Bobigny), des chercheurs du Service des Maladies Infectieuses se sont intéressés à l'efficacité de la vaccination Covid-19 chez les personnes vivant avec le VIH dont le nombre de cellules CD4 est inférieur à 500, un groupe peu ou pas représenté au sein des nombreuses études évaluant taux de séroconversion et titrage des anticorps S1 après deux doses des vaccins destinés à lutter contre l'infection par le Covid-19.

Dans sa dernière édition, la revue AIDS publie les résultats définitifs de l'étude multicentrique de phase 3 BEIJERINCK évaluant l'efficacité et la sécurité d'emploi de l'évolocumab, un inhibiteur PCSK9, auprès de personnes vivant avec le VIH à charge virale indétectable depuis six mois au moins et présentant une hypercholestérolémie ou une dyslipidémie mixte.

La consommation importante et chronique d'alcool, de tabac et/ou de drogues récréatives ou injectables pourrait-elle avoir un impact sur l'observance du traitement antirétroviral et donc sur les résultats virologiques des personnes vivant avec le VIH ? Réponse avec une étude anglaise récente publiée dans HIV Medicine.

Examinant le lien potentiel entre l'administration de la PrEP associant TDF et emtricitabine et une perte osseuse (ostéopénie ou ostéoporose) via une analyse rétrospective des données patients du centre médical Kaiser Permanente de Los Angeles, les investigateurs sont parvenus à une conclusion bien paradoxale: au plus l'observance thérapeutique est rigoureuse, au plus le risque de perte osseuse grandit.

Présentée dans le cadre de l'édition 2022 de la CROI, une importante étude américaine confirme, sur base de données collectées en conditions de pratique quotidienne, l'efficacité et, donc, l'intérêt de l'administration d'une troisième dose du vaccin Covid-19 pour prévenir tant l'émergence d'infections graves que le risque d'hospitalisations et de décès chez les personnes séropositives ou immunodéficientes au sens large.

Quelle est, en Europe, la prévalence des résistances transmises aux inhibiteurs de l'intégrase et aux INTIs, piliers actuels du traitement antirétroviral de première intention ? Réponse avec une analyse approfondie menée, sur trois ans, par le consortium MeditRes qui rassure.

Avec l'étude IMPACT P1115, des investigateurs américains ont voulu savoir si une mise sous traitement antirétroviral, très rapidement après la naissance, d'un enfant né de mère séropositive non traitée permettait d'évoluer vers le statut dit de "guérison fonctionnelle", le rendant ainsi éligible pour une interruption totale du traitement antirétroviral.

La prévalence des troubles neurocognitifs liés au VIH a diminué au cours de la dernière décennie chez les personnes vivant avec le VIH soumises à un traitement antirétroviral selon une étude italienne présentée lors de l'édition 2022 de la CROI. Parmi les multiples facteurs potentiellement associés à cette diminution, on trouve le recours à des stratégies thérapeutiques récentes comme les thérapies duales et le inhibiteurs de l'intégrase de seconde génération.

A 96 semaines de suivi, les données issues de l'étude TANGO montraient qu'un nombre plus important de participants du groupe switch vers une thérapie duale associant dolutégravir et lamivudine présentaient des charges virales de bas niveau (cible détectée ou cible non détectée pour les charges virales < 40 copies/ml) par rapport aux participants ayant maintenu une tri ou quadrithérapie incluant TAF. Comment évoluent ces virémies de faible niveau à 3 ans de suivi ? Réponse avec cet update de TANGO présenté lors de la CROI 2022.

Après les résultats positifs de l'analyse primaire à 48 semaines et ceux de l'analyse secondaire à 96 semaines de l'étude ATLAS 2-M, de nouvelles données de suivi sur le long terme, 3 ans, ont été présentées lors de la CROI 2022 lesquelles confirment tant l'efficacité sur le plan virologique que la sécurité d'emploi de l'association cabotégravir et rilpivirine à longue durée d'action administrée sous forme injectable tous les deux mois vs une administration mensuelle dans le cadre d'un traitement antirétroviral de substitution chez des patients expérimentés à charge virale indétectable sous traitement classique.

Enquête CDB

Les produits à base de cannabidiol (CBD) sont désormais en vente libre sur le marché. L'intérêt parmi les patients ne cesse de croître. Toutefois, de multiples questions et malentendus persistent, tant chez les utilisateurs que chez les prestataires de soins. Nous avons rassemblé dans cette enquête les questions les plus fréquemment posées, afin de pouvoir ensuite vous informer au mieux au sujet de ces produits. Les arguments pour et contre seront pris en considération et nous formulerons les meilleurs conseils pour vous renseigner.

Votre avis compte !