Deux analyses distinctes, l'une sur base des données des patients de l'étude clinique randomisée ADVANCE et l'autre sur base des participants inclus dans la cohorte D:A:D, montrent qu'une prise de poids après l'initiation d'un traitement antirétroviral est susceptible d'augmenter le risque de survenue d'un diabète de type 2 mais, par contre, on n'observe pas d'augmentation du risque cardiovasculaire.

Actuellement recommandé dans le cadre du traitement du myélome multiple, le pomalidomide a permis, lors de l'étude SPACE, de réduire de plus de 50% les lésions anales précancéreuses causées par le papillomavirus humain tant chez les sujets vivant avec le VIH que chez les participants séronégatifs.

De nouvelles données concernant l'espérance de vie des patients vivant avec le VIH ont été présentées lors de la CROI. Si l'espérance de vie des patients séropositifs traités précocement et suivis sur base régulière par les centres de référence se révèle quasi identique à celle de la population générale, le diagnostic de comorbidités majeures est, lui, plus précoce de 16 ans en moyenne.

Présentée lors du congrès virtuel de la CROI 2020, l'étude IMPAACT montre, d'une part que les traitements antirétroviraux basés sur le dolutégravir sont associés à un taux plus élevé de charge virale indétectable à l'accouchement et d'autre part, que les combinaisons comprenant dolutégravir et TAF sont associées à moins de naissances prématurées et de décès néonatals qu'un traitement basé sur l'éfavirenz ou comprenant du TDF.

En se basant sur l'évolution du rapport CD4:CD8 après mise sous traitement antirétroviral, une étude observationnelle anglaise, juste publiée dans la revue HIV Medicine, rappelle toute l'importance de dépister les porteurs du VIH âgés de plus de 50 ans et de tout mettre en oeuvre pour les traiter au plus vite afin de permettre une reprise de l'activité du système immunitaire.

L'adhésion à la PrEP et aux traitements ARV pose souvent problème chez les femmes trans, soit que celles-ci hésitent à le prendre, soit qu'elles ne le prennent pas comme prescrit en raison de préoccupations concernant les interactions médicamenteuses potentielles avec leur hormonothérapie de féminisation, un traitement qu'elles privilégient dans la majorité des cas par rapport à la prévention ou au traitement du VIH.

Si, à l'échelle mondiale, plus de femmes vivent avec le VIH, dans la zone européenne de l'OMS, la tendance est inversée puisqu'on constate que deux fois plus d'hommes sont diagnostiqués porteurs du virus VIH. Ces données récentes (2018) sont issues d'une étude, publiée dans le dernier bulletin Eurosurveillance, qui a collecté et analysé les caractéristiques démographiques, cliniques ainsi que les tendances chez les femmes nouvellement diagnostiquées pour le VIH en Europe. Un constat, en particulier, inquiète: le diagnostic souvent trop tardif de l'infection par le VIH chez les femmes.

Selon les résultats d'une méta-analyse très complète réalisée par une équipe d'investigateurs de l'hôpital universitaire de Aarhus au Danemark, le risque de fracture de fragilité lié à une ostéoporose est accru chez les patients vivant avec le VIH et traités. Un accroissement qui, selon les auteurs, ne peut être expliqué par le seul fait de la diminution de la densité minérale osseuse (DMO).

Apres l'inclusion récente du 2DR associant dolutégravir + lamivudine dans les recommandations européennes (EACS Guidelines) pour les patients naïfs et les patients expérimentés, une confirmation supplémentaire du bon profil d'efficacité et de tolérance de l'association dolutégravir + 3TC nous vient, cette fois, des Etats-Unis et, plus précisément, de l'actualisation des recommandations pour les traitements antirétroviraux émise, en décembre 2019, par le DHHS, Department of Health and Human Services, le département fédéral américain en charge de la Santé Publique.

Alors que près de 85% des adultes américains séropositifs, bisexuels ou gays, connaissent leur statut VIH, tel n'est le cas que pour à peine 50% des HSH adolescents séropositifs ce qui pourrait bien constituer un frein pour atteindre les objectifs 90-90-90 proposés par l'ONUSIDA. En cause, le très faible taux de tests de dépistage au sein de cette population adolescente comme le constate une récente étude publiée dans la revue Pediatrics.

Nombreuses sont les données tant épidémiologiques que cliniques démontrant que les femmes vivant avec le VIH et placées sous traitement antirétroviral durant la grossesse présentent une virémie dans le décours du post-partum. Une étude s'est intéressée aux possibles facteurs prédictifs de cette situation afin de modifier les stratégies de prise en charge après l'accouchement et ainsi éviter au maximum l'occurrence d'une augmentation de la charge virale.

Selon une étude de modélisation sur 10 ans menée par un groupe d'investigateurs néerlandais, un programme de PrEP ciblant 5% de la population néerlandaise des HSH entraînerait non seulement une importante réduction de l'incidence du VIH mais aussi une chute drastique de celle de la gonorrhée, voire des autres MSTs. Ainsi, le modèle prédit une diminution de 97% de l'incidence des gonorrhées ce qui signifie qu'en 2027, seuls subsisteraient 3% des cas de gonorrhée observés en 2018, année de début de la modélisation.

Les personnes vivant avec le VIH et traitées par chimiothérapie ou radiothérapie dans le cadre d'un cancer peuvent voir le nombre de leurs cellules CD4 diminuer, ce qui augmente le risque de mortalité selon les résultats d'une étude publiée fin décembre 2019 par la revue JAMA Oncology. Pour les auteurs, ces résultats suggèrent que l'impact des effets immunosuppresseurs induits par les thérapies anticancéreuses devrait être pris en ligne de compte dans l'élaboration des recommandations du traitement du cancer spécifiques aux personnes vivant avec le VIH.