Environ 25% des personnes vivant avec le VIH avec un poids corporel normal présentent une stéatose hépatique non alcoolique (NAFLD) selon une récente étude menée de concert par des chercheurs italiens et canadiens et publiée en ligne dans la revue Clinical Infectious Diseases.

Les hommes entretenant des relations sexuelles avec d'autres hommes, gays ou bisexuels, constituent une source majeures d'infection par le VIH. Afin de limiter la transmission du virus, une nouvelle stratégie thérapeutique a été mise sur pied à Amsterdam visant à diagnostiquer et traiter le jour même les patients présentant une infection aiguë par le VIH. Une étude juste publiée dans la revue Clinical Infectious Diseases dresse un premier bilan, globalement positif, de cette nouvelle approche.

Tout en démontrant une amélioration des profils de sécurité tant rénale qu'osseuse, un certain nombre d'études cliniques récentes observent cependant un impact négatif sur le profil lipidique des personnes vivant avec le VIH lors du passage d'un traitement antirétroviral contenant le TDF vers un schéma incluant le TAF. La récente étude irlandaise publiée en ligne sur le site de la revue AIDS a ceci de particulier et intéressant qu'elle observe l'impact d'un passage du TDF au TAF sur le profil lipidique dans un contexte de vie réelle.

Une étude internationale, menée sur base de données récoltées en Afrique du Sud et publiée en ligne dans la revue American Journal of Epidemiology, souligne l'importance capitale de changer au plus vite de modalité de traitement en cas d'échec de la première ligne, en particulier chez les patients qui présentent un nombre peu élevé de CD4 car tout retard se paye cash en vies humaines.

Une nouvelle analyse des données de l'étude ACTG A5257, récemment publiée en ligne dans la revue Clinical Infectious Diseases, montre que les changements structurels induits au sein de la masse graisseuse corporelle suite à l'initiation de certains traitements antirétroviraux sont associés à une inflammation accrue, des troubles lipidiques et une résistance à l'insuline, autant de modifications qui pourraient, éventuellement, avoir des conséquences délétères sur la santé des personnes vivant avec le VIH, et ce indépendamment de l'ampleur de la prise pondérale.

Une méta-analyse de la littérature de ces dix dernières années permet de dresser un tableau exhaustif des co-infections à VIH et hépatite B mettant en exergue non seulement le lourd fardeau pour les patients de cette double infection virale mais pointant aussi les pays et populations les plus touchées afin de mieux cibler les stratégies de prévention, de dépistage et de traitement.

Alors que les patients porteurs du VIH sont d'avantage susceptibles de présenter des événements cardiovasculaires, surtout à un plus jeune âge, le taux de prescription de statines est significativement moindre par rapport à la population générale candidate à ce type de traitement hypolipémiant et, surtout, les dosages administrés aux patients vivant avec le VIH sont plus bas, vraisemblablement par crainte d'interactions médicamenteuses.

Alors que nous vivons une période à la fois perturbante et exceptionnelle, l'actualité scientifique et clinique est monopolisée par l'information concernant le Covid-19. Par contre, celle impliquant le VIH est momentanément réduite à sa portion congrue. Notre rédaction a donc décidé de revenir quelques semaines en arrière pour synthétiser au mieux les principales avancées présentées lors de la dernière édition de la CROI 2020, un congrès certes virtuel mais qui demeure une source inextinguible d'informations pour mieux lutter contre une autre grande pandémie qui a bouleversé la planète il y a de cela 40 ans maintenant, l'infection par le VIH.

A présent que la plupart des patients vivant avec le VIH présentent une espérance de vie quasi équivalente à celle des personnes non infectées grâce aux traitements antirétroviraux, nombre d'études et d'observations portent sur ce vieillissement particulier à l'ère de la stabilisation clinique afin de préserver au mieux la qualité de vie des patients.

L'analyse d'une grande série de patients admis aux urgences et traités dans le cadre de l'actuelle pandémie de Covid-19 à New-York révèle que seuls 0,8% des patients inclus sont porteurs du virus du VIH. Ce chiffre semble confirmer que le VIH ne constitue pas en soi un facteur de risque au nouveau coronavirus puisque la prévalence du VIH dans la population new-yorkaise est de l'ordre de 1,5%. Par contre cette série de cas confirme que les principaux facteurs de risque sont l'HTA, l'obésité et le diabète.

Après plus de vingt ans de règne des trithérapies, la prise en charge des personnes vivant avec le VIH amorce un tournant majeur avec l'émergence d'une nouvelle stratégie thérapeutique à deux molécules antirétrovirales, le 2DR ou 2-Drugs Regimen. DOVATO , associant dolutégravir et lamivudine en un comprimé unique, en est le premier représentant indiqué tant pour initier le traitement que dans le cadre d'un stable switch chez le patient expérimenté.

Suite aux résultats de l'étude ATLAS montrant qu'un schéma d'injection mensuelle associant cabotégravir et rilpivirine LA était non inférieur à une trithérapie orale classique sur le plan de l'efficacité virologique chez des patients expérimentés dans le cadre d'un switch, un groupe d'investigateurs a voulu savoir si une injection tous les deux mois pour simplifier et alléger plus encore le traitement antirétroviral était possible.

Une nouvelle analyse des résultats à 96 semaines de suivi des études GEMINI 1&2 a décortiqué les 11 échecs virologiques confirmés observés dans le groupe dolutégravir-3TC ainsi que les 7 échecs virologiques observés dans le bras trithérapie classique.

Deux analyses distinctes, l'une sur base des données des patients de l'étude clinique randomisée ADVANCE et l'autre sur base des participants inclus dans la cohorte D:A:D, montrent qu'une prise de poids après l'initiation d'un traitement antirétroviral est susceptible d'augmenter le risque de survenue d'un diabète de type 2 mais, par contre, on n'observe pas d'augmentation du risque cardiovasculaire.

Actuellement recommandé dans le cadre du traitement du myélome multiple, le pomalidomide a permis, lors de l'étude SPACE, de réduire de plus de 50% les lésions anales précancéreuses causées par le papillomavirus humain tant chez les sujets vivant avec le VIH que chez les participants séronégatifs.