Longtemps considérées comme une niche et, de ce fait, peu représentées dans les études cliniques, les personnes vivant avec le VIH et âgées de 50 ans ou plus ont été mises à l'honneur lors de l'édition 2022 du congrès de l'IAS à Montréal. Ainsi, une analyse combinée des études SALSA et TANGO montre la robuste efficacité virologique et la bonne tolérance de la thérapie duale associant dolutégravir et lamivudine en cas de switch chez les personnes de 50 ans ou plus en succès virologique sous trithérapie classique et ce, malgré qu'ils soient d'avantage polymédiqués et présentent un plus grand nombre de comorbidités.

DoxyPEP est une étude américaine menée auprès de 500 hommes, gay ou bisexuels, et de femmes transsexuelles qui montre que l'administration de doxycycline, immédiatement après un rapport non protégé (prophylaxie post-exposition ou PEP), permet de réduire de 66% le risque de contracter une IST. Preuve de l'efficacité de cette stratégie, l'étude a été interrompue, un an avant la fin, suite aux excellents résultats observés lors d'une analyse intermédiaire.

Les études comparatives entre traitements antirétroviraux sont particulièrement rares d'où l'intérêt et la curiosité des participants au congrès 2022 de l'IAS pour cette étude espagnole comparant, chez des personnes expérimentées à charge virale indétectable, un switch vers une thérapie duale associant dolutégravir et lamivudine vs un switch vers une trithérapie associant bictégravir, emtricitabine et TAF et ce, en condition de vie réelle.

Passer d'une trithérapie classique vers un 2DR (DTG/3TC) a-t-il un impact sur l'ADN total ou l'ADN proviral intact des réservoirs viraux et, plus généralement, sur la dynamique des réservoirs? Telle est la question à laquelle le Pr Linos Vandekerckhove (UZ Gent) a tenté de répondre lors de la présentation des premiers résultats de l'étude Rumba à Glasgow.

Surpoids et obésité constituent une problématique planétaire à laquelle les personnes vivant avec le VIH n'échappent pas. A tord ou à raison, on invoque souvent le rôle des antirétroviraux pour tenter d'expliquer augmentation ou diminution de poids chez ces patient. Convaincus que d'autres facteurs de risque sont en jeu, les variations pondérales étant multifactorielles, des investigateurs ont mis sur pied une étude pour tenter de mieux cerner les facteurs de risque associés à une prise ou perte de poids de 10% ou plus chez des patients naïfs ou expérimentés après initiation par ou un switch vers une trithérapie basée sur un inhibiteur de l'intégrase ou un INNTI.

Etude hybride, explorant la nouvelle stratégie de traitement antirétroviral à longue durée d'action associant CAB et RPV à la fois sous l'angle de son efficacité clinique et de son implémentation, CARISEL a fait l'objet de multiples présentations lors du congrès de Glasgow. Intéressons-nous ici à l'opinion du staff hospitalier sur cette nouvelle stratégie thérapeutique pour gagner la bataille contre le VIH.

Selon une vaste étude espagnole, les personnes vivant avec le VIH qui prenaient l'ancienne formulation de ténofovir, TDF, en combinaison avec l'emtricitabine en 2020 présentaient un risque d'hospitalisation pour covid-19 sévère considérablement plus faible que les personnes sous TAF ou combinaison abacavir/lamivudine. Cependant, cet effet n'a été net que pour le groupe des personnes âgées de 50 ans et plus.

Une étude prospective et multicentrique française s'est intéressée à la prévalence et aux facteurs de risque de fragilité chez les personnes vivant avec le VIH âgées de 70 ans et plus. Une étude intéressante, alors que la population des séropositifs avance en âge, car on ne disposait jusqu'ici que de données évaluant cette fragilité pour les personnes d'âge moyen.

Une analyse approfondie des trois principales études cliniques randomisées ayant mené à l'homologation du traitement injectable associant cabotégravir et rilpivirine a permis de mettre à jour trois facteurs prédictifs d'un échec virologique. Déjà présents avant l'initiation du traitement, ces facteurs pourraient donc être utilisés afin d'identifier les personnes vivant avec le VIH qui courent un risque plus élevé d'échec de cette combinaison.

Alors que la PrEP (prophylaxie pré-exposition) gagne chaque jour du terrain et est largement disponible dans de multiples pays, on constate qu'un nombre non négligeable de personnes à risque de contracter le VIH se contante de se présenter aux urgences pour recevoir une PEP (traitement post exposition) suite à un (ou des) rapport anal non protégé. Une étude anglaise s'est intéressée au profil des ces irréductibles

MSD Belgium, Gilead Sciences, ViiV Healthcare et la Plateforme prévention sida lancent la campagne "Face au VIH/SIDA, cessons d'être aveugles". L'objectif : sensibiliser le grand public sur ce qu'est le sida/VIH, encore trop méconnu et incompris aujourd'hui.

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Le gouvernement fédéral a prévu un million d'euros supplémentaires pour fournir un traitement préventif contre le VIH aux personnes vulnérables à haut risque, annonce le ministre fédéral de la Santé, Frank Vandenbroucke, à la suite de chiffres publiés par l'institut de santé publique Sciensano, dont il ressort que le nombre de diagnostics a augmenté de 4% en 2021 après une baisse importante en 2020.

Une analyse approfondie des trois principales études cliniques randomisées ayant mené à l'homologation du traitement injectable associant cabotégravir et rilpivirine a permis de mettre à jour trois facteurs prédictifs d'un échec virologique. Déjà présents avant l'initiation du traitement, ces facteurs pourraient donc être utilisés afin d'identifier les personnes vivant avec le VIH qui courent un risque plus élevé d'échec de cette combinaison.

Grâce aux incessantes améliorations des traitements antirétroviraux enregistrées au cours de ces dernières décennies associées à une prise en charge de plus en plus précoce de l'infection par le VIH, l'espérance de vie des personnes séropositives tend à rejoindre celle de la population générale. Mais, selon une étude française, présentée à Glasgow, certains paramètres, tels que le sexe féminin ou les comorbidités, en particulier les infections, ont un impact négatif sur la survie des personnes vivant avec le VIH.

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Real-world treatment adherence and strict inclusion criteria used during RCTs can lead to several patient groups being underrepresented. Therefore, real-world data on DTG-based 2DRs are highly needed to be able to evaluate virologic and safety outcomes in these underrepresented patient groups.In this webinar, Dr. Nasreddine highlighted the outcomes of the BREACH DTG-based 2DR cohort, a retrospective, observational, multicenter study (n=10).Subsequently Prof. De Wit, Chair of the Belgian HIV Research Consortium BREACH, gave his clinical implications of these cohort data.Finally, Dr. De Scheerder provided a comprehensive overview of the real-world DTG/3TC data that are currently available beyond Belgium.

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