Une étude, publiée dans la revue Hypertension, alerte sur l'utilisation encore bien trop fréquente des bêta-bloquants comme traitement de première intention chez les personnes hypertendues vivant avec le VIH et surtout sur l'infériorité potentielle de ces agents par rapport aux IEC/ARA II en termes de bonne prévention du risque de survenue d'événements cardiovasculaires majeurs.

Une étude, menée en Afrique, montre que l'approvisionnement en médicaments antirétroviraux ainsi que l'adhérence au traitement sont bien meilleur lorsque le patient se rend aux consultations de contrôle tous les six mois vs tous les 3 mois ou moins.

Au cours des essais cliniques ODYSSEY A&B dont les résultats ont été présentés lors du congrès de la CROI 2021, le traitement antirétroviral basé sur le dolutégravir et administré à des enfants et des adolescents de moins de 18 ans et de plus de 14 kg s'est montré supérieur sur le plan virologique lorsque administré en première ligne (ODYSSEY A) par rapport à traitement conventionnel et non inférieur en seconde ligne (ODYSSEY B).

Après un suivi long de plus de 10 ans, une importante étude de cohorte canadienne constate que les personnes co-infectées par le virus de l'hépatite B (VHB), celui de l'hépatite C (VHC) et/ou le VIH présentent un risque accru de cancer hépatique, colorectal et du pancréas. Ces résultats soulignent l'importance d'un dépistage régulier, tant biologique que par imagerie médicale, pour tout patient porteur du virus de l'hépatite B ou C associé au VIH.

Une étude, menée à Washington DC et publiée dans la revue JAMA Dermatology, souligne l'importance du suivi régulier et sur le long terme des personnes vivant avec le VIH ayant présenté des verrues anales surtout si elles ont présentés un taux de CD4 le plus bas enregistré de 200 cellules ou moins. En effet, les résultats de cette étude montrent une multiplication par 13 du risque de cancer anal en cas d'antécédents de verrues anales ou génitales.

Lors de l'édition 2021 virtuelle de la CROI, Chloé Orkin (Queen Mary University of London) a présenté les résultats d'analyses complémentaires des études GEMINI 1&2 portant, cette fois, sur différents sous-groupes en fonction de caractéristiques initiales démographiques ou liées à l'affection, des résultats qui montrent une efficacité virologique élevée et persistante à 3 ans sur ces différents sous-groupes.

De nouvelles analyses des données issues des études ATLAS et ATLAS-2M, en fonction de l'administration de TAF à l'inclusion montrent une amélioration des marqueurs rénaux et osseux chez les patients qui passent d'un schéma thérapeutique comportant TAF vers un schéma injectable associant cabotégravir et rilpivirine LA.

De nouvelles données de l'étude TANGO démontrent qu'un switch d'une trithérapie antirétroviral basée sur TAF vers une thérapie duale associant dolutégravir et 3TC est efficace pour maintenir la suppression virologique sur le long terme (96 semaines) et ce, indépendamment du type de traitement antirétroviral ou bien des caractéristiques démographiques ou liées l'infection lors de l'initiation du switch vers la thérapie duale.

Sur base d'une modélisation mathématique, des chercheurs de l'Université Johns Hopkins ont évalué qu'à l'aube de 2030, le nombre de citoyens américains vivant avec le VIH et âgés de plus de 65 ans devrait augmenter rapidement et, outre le VIH, beaucoup présenteront de multiples comorbidités.

De nouvelles données de l'étude ATLAS-2M confirment qu'un schéma d'administration IM tous les 2 mois de cabotégravir et rilpivirine LA maintient la suppression virale pendant deux ans et est non inférieure à un schéma d'injection mensuelle ouvrant ainsi la voie à une nouvelle option plus simple, plus discrète et moins contraignante du traitement antirétroviral. Un pas de plus vers une optimisation du bon suivi thérapeutique.

Recommandée par l'EACS, le WHO ou encore l'IAS comme alternative intéressante à la PrEP administrée sur base quotidienne, la prise de la PrEP à la demande manque encore de données solides en condition de vie réelle. Lacune comblée par les équipes du Pr Jean-Michel Molina qui ont profité de l'édition 2021 de la CROI pour présenter les premiers résultats de l'étude ANRS-PREVENIR menée, depuis deux ans, en région parisienne.

Pour la première fois, un essai clinique solide, puisque contrôlé et randomisé, démontre qu'une intervention psychologique en ligne de type méditation en pleine conscience améliore de façon substantielle les sentiments de dépression, d'anxiété et de solitude chez les personnes vivant avec le VIH âgées de 50 ans et plus, surtout en ces périodes de maelström émotionnel causé par la pandémie de COVID-19.

Les traitements symptomatiques de la migraine ne suffisent pas toujours. Quand les patients n'y repondent pas ou face a des formes refractaires OU particulieres, la strategie therapeutique merite etre revue.