Tout sur BPCO

L'analyse d'une grande série de patients admis aux urgences et traités dans le cadre de l'actuelle pandémie de Covid-19 à New-York révèle que seuls 0,8% des patients inclus sont porteurs du virus du VIH. Ce chiffre semble confirmer que le VIH ne constitue pas en soi un facteur de risque au nouveau coronavirus puisque la prévalence du VIH dans la population new-yorkaise est de l'ordre de 1,5%. Par contre cette série de cas confirme que les principaux facteurs de risque sont l'HTA, l'obésité et le diabète.

La BPCO a déjà été associée à un risque accru de développer un cancer du poumon. L'association avec le cancer du poumon chez les patients atteints de BPCO qui n'ont jamais fumé n'avait toutefois pas encore été évaluée jusqu'à présent. Néanmoins, il apparaît que jusqu'à 40 % de tous les patients atteints de BPCO n'ont jamais fumé.

Les recommandations au sujet du traitement de la BPCO stipulent que pour un groupe limité de patients qui continuent à souffrir d'exacerbations, en dépit d'autres traitements, une triple thérapie avec LAMA/LABA/ICS peut être envisagée. Toutefois, on ne sait pas encore très bien quelle est la meilleure façon d'identifier les patients chez qui la triple thérapie est la plus indiquée.

La journée mondiale contre la BPCO aura lieu le mercredi 20 novembre prochain. La Belgian Respiratory Society veut sensibiliser les Belges via la presse à cette maladie.

Des études observationnelles ont autrefois suggéré que les bêtabloquants pourraient réduire le risque d'exacerbations et de décès chez les patients atteints de BPCO modérée à sévère. Une étude clinique randomisée prospective l'a à présent examiné pour la première fois. Un total de 532 patients atteints de BPCO, âgés de 40 à 85 ans, a été randomisé au bêtabloquant métoprolol à libération prolongée ou à un placebo.

Chez les patients atteints de BPCO, il est très important de prévenir les exacerbations, car elles peuvent influencer l'évolution ultérieure de la maladie. Les recommandations thérapeutiques sont habituellement rédigées sur la base des résultats d'études cliniques randomisées. Toutefois, la pertinence de ces données est peut-être limitée, parce que les populations des études ne sont pas représentatives de la population générale de patients.

COMPASS (Cardiovascular Outcomes for People Using Anticoagulation Strategies) est un très vaste essai multicentrique international (33 pays, 602 centres, 27.395 patients avec ischémie coronaire ou périphérique) qui a permis de montrer que la combinaison rivaroxaban+aspirine (mais pas le rivaroxaban seul) prévenait mieux la récurrence d'événements cardiovasculaires majeurs que l'aspirine seule, mais au prix d'un surcroît de saignements majeurs (critères ISTH) associés à la prise de rivaroxaban seul ou associé à l'aspirine (JW Eikelboom et al. N Engl J Med 2017; 377: 1319-30).

La dénervation pulmonaire ciblée (TLD, Targeted Lung Denervation) est une technique d'ablation par radiofréquence réalisée par bronchoscopie chez les patients atteints de BPCO. Elle interrompt de façon permanente l'innervation pulmonaire parasympathique, pour réduire la résistance des voies aériennes et l'hypersécrétion de mucus. Cette étude a examiné la sécurité de la TLD et son impact sur les effets indésirables respiratoires.

Les infections virales des voies respiratoires sont identifiées comme le principal facteur de risque d'une exacerbation aiguë de BPCO. Des chercheurs suisses se sont penchés sur la relation longitudinale entre les infections des voies respiratoires supérieures (IVRS) provoquées par des virus et les exacerbations des BPCO.

Historiquement, la BPCO est plutôt une maladie d'hommes âgés, fumeurs ou anciens fumeurs. Mais dernièrement, la prévalence et la mortalité de la BPCO ont progressivement augmenté parmi les femmes. En quoi l'expression de la BPCO diffère?t?elle entre les hommes et les femmes qui consultent leur médecin généraliste au Royaume-Uni ?

Les patients atteints de bronchite chronique et de BPCO produisent davantage de sécrétions et/ou des sécrétions plus purulentes lors d'une exacerbation. Les mucolytiques peuvent-ils, en liquéfiant les sécrétions et en facilitant dès lors leur expectoration, réduire le nombre d'exacerbations ?

À l'heure actuelle, on considère que le vieillissement cellulaire est un mécanisme important qui régit les maladies pulmonaires chroniques, plus précisément la BPCO et la fibrose pulmonaire idiopathique. Le vieillissement cellulaire serait imputable à l'arrêt de la division cellulaire et il serait lié au stress via l'activation de p53 et p16INK4a, respectivement, qui entraînent l'activation de p21CIP1 et l'arrêt du cycle cellulaire.

En raison de la disponibilité d'une trithérapie dans un seul inhalateur, l'utilisation de ce dispositif en cas de BPCO mérite d'être clarifiée. C'est du moins ce que les professionnels de la santé au Royaume-Uni ont déduit d'une enquête. Les résultats ont donné matière à discussion pour un groupe d'experts pluridisciplinaire.

Une vaste étude de population danoise (1995-2015) a examiné si un traitement par bêtabloquants à long terme a une influence sur le risque de BPCO dans la population générale. Pour ce faire, de nouveaux utilisateurs de bêtabloquants ou d'autres antihypertenseurs ont été suivis. Initialement, ils ne souffraient pas de BPCO et étaient âgés de 30 à 90 ans.