Tout sur Boston

Le recours à des anticorps neutralisants à large spectre spécifiques au VIH n'a, jusqu'à présent, montré que peu d'efficacité lorsqu'ils sont administrés en monothérapie ou en duo. Lors de l'édition 2024 de la CROI, un groupe d'investigateurs du MIT (Boston) a présenté des données concernant l'efficacité virologique d'un cocktail associant cette fois trois anticorps monoclonaux neutralisants à large spectre.

Selon une étude menée par les équipes de la Harvard Medical School de Boston et présentée dans le cadre de l'édition 2023 de la CROI, les stratégies de prescription de DoxyPEP les plus efficaces devraient être axées sur les diagnostics d'infections sexuellement transmissibles (IST) plutôt que sur les groupes de patients à haut risque (personnes sous PrEP ou vivant avec le VIH et sous traitement antirétroviral).

Une étude récente, publiée en ligne sur le site de la revue Nature, suggère que la surface des cellules réservoirs du VIH contient plus fréquemment des protéines qui les aident à échapper à la détection du système immunitaire ce qui améliore leur résilience contre les attaques. Bien que ces biomarqueurs ne soient pas universels, ils pourraient éventuellement conduire à de nouvelles options thérapeutiques qui, en ciblant ces protéines de surface, permettraient une rémission du VIH sans médicaments.

L'étude DECLARE TIMI 58 prouve la sécurité cardiovasculaire de la dapagliflozine, un inhibiteur du cotransporteur sodium glucose de type 2, mais pas que ...

Adjoindre une thérapie cognitive et comportementale aux mesures classiques de cessation tabagique permet d'améliorer et de pérenniser l'arrêt du tabac chez les patients vivant avec le VIH selon une nouvelle étude menée par un groupe d'investigateurs de Boston et publiée dans The Journal of AIDS. Cette approche offre aussi l'avantage de cibler les troubles anxieux et la dépression, deux causes majeures d'échec de la cessation tabagique propres à ce groupe particulier de patients.

Les effets négatifs sur le squelette ne sont pas ceux qui viennent en premier à l'esprit lorsqu'il est question de pontage gastrique par dérivation de Roux-en Y. Ils sont pourtant connus et jusqu'à présent peu expliqués.

Présentés lors du congrès d'Amsterdam, les résultats à 2 ans (S48) de l'étude DAWNING confirment ceux à S24 présentés lors de la CROI à Boston ce qui fait de la combinaison dolutégravir + 2 INTI un bon candidat pour le traitement des patients en échec d'une première ligne.

Plus d'un tiers des épileptiques sont pharmaco-résistants c'est-à-dire qu'ils présentent toujours des crises malgré deux traitements anti-épileptiques différents correctement dosés et bien suivis. Pour ces patients, et en attendant que l'arsenal thérapeutique se renouvelle, la chirurgie est une solution de choix mais qui demeure nettement sous-utilisée. Une étude récente, menée aux USA, montre que seuls 2 à 6% des candidats potentiels se voient proposer cette solution.

La prise chronique de statines en prévention cardiovasculaire réduirait de 40% le risque de développement d'un cancer et ce indépendamment du statut HIV. Une diminution encore plus importante est observée en ce qui concerne les cancers en lien direct avec le virus.

En Australie, l'état de Nouvelle-Galles du Sud dont Sydney est la capitale, a vu le nombre des diagnostics d'infections VIH récentes diminuer de 33% depuis la mise en place d'un vaste projet d'implantation de la PrEP dans cet état. Les premiers résultats, très encourageants, du projet EPIC-NSW ont été présentés lors de la CROI 2018 à Boston.

L'usage d'inhibiteurs de l'intégrase, qui permettent une baisse très rapide de la charge virale, n'est pas associé à une augmentation du risque de développement d'un syndrome inflammatoire de reconstitution immunitaire (IRIS, selon l'acronyme anglais) chez les patients naïfs qui initient un traitement antirétroviral avec un nombre extrêmement bas de CD4. Telles sont les conclusions plutôt rassurantes d'une étude anglaise présentée, lors de la CROI 2018, par Diana Gibb, University College London.

Toujours en direct de la CROI 2018, voici une intéressante étude menée par des investigateurs hollandais rejoints par une consoeur belge, Anja De Weggheleire, de l'Institut de Médecine Tropicale d'Anvers et qui a, de plus, inclus un certain nombre de patients belges. Elle démontre tout l'intérêt d'un traitement court de 8 semaines initié dès la phase aiguë d'une hépatite C chez des patients VIH +.

Cynthia Batista du Ministère brésilien de la Santé a présenté, à Boston, les premiers résultats de l'analyse des données de pharmacovigilance récoltées entre janvier et août 2017 auprès d'une importante cohorte de plus de 26.000 patients VIH naïfs traités en première ligne par un schéma ARV centré sur le dolutégravir, une véritable mine d'or qui offre de précieuses informations en condition de pratique quotidienne sur la survenue d'effets secondaires, donc sur la sécurité d'emploi du dolutégravir à large échelle, ainsi que sur certains facteurs associés à leur survenue.

Les résultats intermédiaires de l'étude DAWNING montrent que, après 24 semaines de suivi, le dolutégravir associé à 2 NRTI permet à un nombre significativement plus élevé de patients en échec d'un traitement de première ligne avec un NNRTI d'atteindre une charge virale indétectable comparativement au schéma recommandé par l'OMS associant lopinavir/ritonavir + 2 NRTI et ce avec un bon profil général de sécurité. De nouvelles données issues d'analyse en sous-groupe concernant le backbone ont été présentées à Boston.

RAPID est un programme mis en place en collaboration avec les associations de patients, les autorités sanitaires de la ville de San Francisco et des groupes bénévoles de travailleurs de la santé dans le but d'accélérer la mise sous ARV une fois le diagnostic de VIH posé et d'améliorer les taux de rétention thérapeutique surtout aux sein de certaines minorités défavorisées. L'impact de cette initiative sur la prise en charge des patients a été évalué par une enquête de suivi entre 2013 et 2016 dont les résultats montrent que le programme n'a pas usurpé son nom de RAPID.

Clinical Update

Article du magazine

La prévalence de l'asthme est toujours en augmentation dans notre pays, et tout particulièrement chez les enfants au nord du sillon Sambre-et-Meuse - la faute en revient sans doute à une densité de population et à un degré de pollution atmosphérique plus élevés. Dans ce contexte, plus que jamais, le choix d'un traitement adapté et la garantie d'un bon suivi sont d'une importance majeure.