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De précédentes recherches avaient déjà montré que la protéine d'enveloppe (ENV) d'un rétrovirus appelé rétrovirus endogène humain pathogène de type W (pHERV-W) est fortement impliquée dans la détérioration des gaines de myéline. Chargées de protéger, nourrir et stabiliser les axones, ces gaines sont attaquées par des cellules immunitaires qui s'infiltrent dans le système nerveux central lors des stades précoces de la sclérose en plaques. Cela provoque une inflammation qui endommage les gaines.Une nouvelle étude réalisée par l'Université de Düsseldorf, en collaboration avec des chercheurs américains de Cleveland et canadiens de Montréal, met encore un peu plus en avant le rôle de la protéine ENV en montrant qu'elle incite les cellules microgliales dans le système nerveux central à entrer en contact avec les axones myélinisés et à les endommager.Ce résultat pourrait relancer la recherche autour de la réparation des axones des neurones, favoriser une meilleure compréhension des mécanismes à l'origine de la SEP progressive et ainsi ouvrir des perspectives thérapeutiques sachant qu'à l'heure actuelle, les scientifiques restent incapables de stopper la progression de cette maladie auto-immune car il n'existe toujours pas de traitement pour prévenir les dommages ou réparer les axones abîmés.(référence : PNAS, 18 juin 2019, doi :10.1073/pnas.1901283116)https://www.pnas.org/content/early/2019/06/17/1901283116