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Le prochain gouvernement fera face à une série d'économies substantielles (le gouvernement minoritaire actuel gouverne avec des douzièmes provisoires). Les syndicats de médecins, les représentants des autres professions de santé et les organismes assureurs se sont réunis le 23 septembre pour établir le budget 2020 des soins de santé. Marc Moens, président honoraire de l'Absym explique : " Nous allons défendre notre proposition. Notre secteur a déjà fait assez de sacrifices ces dernières années." La réunion a donné un aperçu de ce qui avait été retranché du budget de l'Inami ces dernières années. Le gouvernement et le monde des affaires expliquent que les dépenses en soins de santé augmentent plus rapidement que le produit intérieur brut. Mais les partenaires réfutent cette version puisque la norme de croissance de 1,5% n'est pas atteinte en réalité. " La norme de croissance du budget de l'Inami a été fixé par la loi ", affirme Marc Moens. " Mais nous n'avons pas atteint cette norme depuis des années. Nous demandons donc au gouvernement de se conformer à la loi. "Compte tenu de l'indice-santé et de l'objectif de croissance, le budget proposé laisse encore un montant de 101 millions à dépenser qui devrait cependant être délesté de 69 millions de dépenses " structurelles ".Les besoins dans les différents secteurs sont très élevés. Avec les 101 millions qui seront disponibles (version optimiste), on ne peut pas aller bien loin. " Pour notre syndicat, la priorité absolue est de constituer une pension pour les médecins en formation ", explique Marc Moens. " De plus, l'Absym souhaite que les spécialistes reçoivent enfin une modeste prime informatique. Si l'on y ajoute ces deux exigences, cela représente déjà 95 millions d'euros. Mais les hôpitaux, les infirmières à domicile, les physiothérapeutes, etc. ont aussi des exigences importantes. " Cette année, les dépenses en dentisterie ont augmenté de 25 millions d'euros. En 2018, le même phénomène s'est produit chez les médecins généralistes. Désormais, les hôpitaux psychiatriques - où les patients doivent souvent rester pendant de longues périodes - factureront les admissions à l'hôpital sur une base trimestrielle, au lieu de les facturer à leur sortie. Cela aussi entraînera une augmentation des dépenses pendant une courte période de temps.Cette semaine, mutuelles et prestataires présenteront une épure de budget à l'Inami. Le lundi 7 octobre, le Comité de l'assurance devra donner son avis sur la proposition. Ensuite ce sera, traditionnellement, au Conseil général de l'Inami de se pencher sur la proposition. On craint qu'il ne rabote fortement le budget proposé. Avant même qu'il ne se retrouve sur la table du ministre de la Santé.Par ailleurs, les syndicats de médecins risquent de perdre beaucoup d'argent. Une part importante de leurs revenus provient des 54 euros qu'ils perçoivent par vote exprimé pour eux lors des élections médicales. Mais en 2018, le taux de participation a été très faible. L'Absym à elle seule risque de perdre environ 175.000 euros.Enfin, Domus Medica recevra 49.170 euros pour développer un package informatique et le présenter à 100 Glems. La SSMG reçoit 31.790 euros pour faire de même pour 40 Glems.