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Une nouvelle étude observationnelle a examiné la prévalence d'asthme et d'atopie ainsi que la fonction pulmonaire à l'âge de 17-20 ans, après une bronchiolite dans l'enfance et, en deuxième lieu, l'impact d'une étiologie virale (virus respiratoire syncytial (VRS) versus non-VRS) et du sexe sur ces paramètres.Cette étude de cohorte norvégienne a inclus 225 jeunes adultes qui avaient été hospitalisés pour une bronchiolite entre 1996 et 2001, et 167 sujets témoins appariés. Un asthme existant s'est avéré plus fréquent dans le groupe post-bronchiolite que dans le groupe témoin : 25,1 % (IC 95 % 19,0 % à 31,2 %) vs 13,1 % (IC 95 % 7,9 % à 18,2 %). Ceci n'a pas été observé pour l'atopie. La prévalence d'asthme ne différait pas entre le groupe VRS et le groupe non-VRS : 24,0 % (IC 95 % 16,1 % à 32,0 %) vs 23,8 % (IC 95 % 12,8 % à 34,7 %), ni entre les sexes. Le VEMS, le rapport VEMS/capacité vitale forcée (CVF) et le débit expiratoire maximal pris entre 25 % et 75 % de la CVF étaient plus faibles dans le groupe post-bronchiolite.Les auteurs concluent qu'une bronchiolite dans l'enfance est associée à une morbidité respiratoire qui persiste jusqu'au début de l'âge adulte.Source :Sørensen KG, et al. BMJ Open Respir Res. 2022 Jan;9(1):e001095. doi: 10.1136/bmjresp-2021-001095. PMID: 35046087; PMCID: PMC8772454.