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Dans cette étude, 15 792 participants présentant un risque attendu élevé de cancer du poumon (fumeurs actuels ou anciens fumeurs), âgés de 50 à 74 ans, ont été randomisés afin de subir un dépistage scanographique au moment 0, à 1 an, à 3 ans et à 5,5 ans ou aucun dépistage scanographique. La population de l'étude se composait de 13 195 hommes et 2 594 femmes. Tous les participants ont été suivis pendant au moins dix ans. Après dix ans de suivi, l'incidence du cancer du poumon était de 5,58 cas par 1000 personnes-années dans le groupe ayant subi le dépistage et de 4,91 cas par 1000 personnes-années dans le groupe témoin. La mortalité due au carcinome pulmonaire était de 2,50 par 1000 personnes-années dans le groupe ayant subi le dépistage, contre 3,30 par 1000 personnes-années dans le groupe témoin. Le rapport des taux cumulé de la mortalité due au cancer du poumon après dix ans était de 0,76 (IC 95 % : 0,61-0,94 ; p = 0,01) dans le groupe ayant subi le dépistage, par rapport au groupe témoin.L'effet était plus grand chez les femmes, avec un rapport des taux de 0,67 (IC 95 % : 0,38-1,14), mais compte tenu du nombre relativement faible de sujets dans ce groupe, cette observation n'est pas significative d'un point de vue statistique.Les auteurs concluent que l'étude NELSON montre que le dépistage du cancer du poumon par scanner à faible dose entraîne une mortalité substantiellement plus faible, par rapport au groupe témoin. Un éditorial d'accompagnement souligne que l'efficacité du dépistage par scanner à faible dose est désormais confirmée. Il s'agit à présent d'identifier le groupe de la population au sein duquel un tel dépistage serait acceptable et rentable.Sources: - De Koning HJ et al. Reduced lung cancer mortality with volume CT screening in a randomized trial. Published 6 Feb 2020. N Engl J Med 2020; 382:503-513- Duffy SW et al. Mortality reduction with low-dose CT screening for lung cancer. Editorial published 6 Feb 2020. N Engl Med 2020; 382: 572-573