Lors de cette étude clinique randomisée, multicentrique, en double aveugle, contrôlée par placebo, 160 patients atteints de BPCO et de dyspnée chronique (définie comme un score Medical Research Council modifié de 3 à 4) ont été randomisés selon un rapport de 1:1:1, au cours de la semaine 1, pour recevoir 8 mg/jour ou 16 mg/jour de morphine à libération prolongée administrée par voie orale ou un placebo. Au début des semaines 2 et 3, les patients ont été randomisés selon un rapport de 1:1 pour recevoir 8 mg/jour de morphine à libération prolongée en plus de la dose de la semaine précédente ou un placebo. Le critère d'évaluation principal était la modification de l'intensité de la dyspnée la plus sévère sur une échelle d'évaluation numérique (plage du score : 0‑10) après une semaine. Les critères d'évaluation secondaires comprenaient la modification du nombre quotidien de pas mesuré à l'aide d'un actigraphe, entre le moment de référence (jour ‑1) et la semaine 3 (du jour 19 au jour 21).

La modification de l'intensité de la dyspnée la plus sévère à la semaine 1 n'était pas significativement différente entre le groupe recevant 8 mg de morphine par jour et le groupe recevant le placebo (différence moyenne : ‑0,3 [IC à 95 % : ‑0,9 à 0,4]), ni entre le groupe recevant 16 mg de morphine par jour et le groupe recevant le placebo (différence moyenne : ‑0,3 [IC à 95 % : ‑1,0 à 0,4]). À la semaine 3, le critère d'évaluation secondaire de la modification du nombre quotidien moyen de pas n'était pas significativement différent entre le groupe recevant 8 mg de morphine par jour, le groupe recevant 16 mg de morphine par jour, le groupe recevant 24 mg de morphine par jour, le groupe recevant 32 mg de morphine par jour et le groupe recevant le placebo.

Les auteurs ont conclu qu'une dose faible quotidienne de morphine à libération prolongée n'a pas réduit de manière significative la dyspnée la plus sévère après une semaine de traitement chez les personnes atteintes de BPCO et de dyspnée chronique sévère. Leurs observations ne soutiennent pas l'utilisation de ces faibles doses de morphine à libération prolongée pour soulager la dyspnée.

Source : Ekström M, Ferreira D, Chang S, Louw S, Johnson MJ, Eckert DJ, Fazekas B, Clark KJ, Agar MR, Currow DC; Australian National Palliative Care Clinical Studies Collaborative. Effect of Regular, Low-Dose, Extended-release Morphine on Chronic Breathlessness in Chronic Obstructive Pulmonary Disease: The BEAMS Randomized Clinical Trial. JAMA. 2022 Nov 22;328(20):2022-2032. doi: 10.1001/jama.2022.20206. PMID: 36413230.

Lors de cette étude clinique randomisée, multicentrique, en double aveugle, contrôlée par placebo, 160 patients atteints de BPCO et de dyspnée chronique (définie comme un score Medical Research Council modifié de 3 à 4) ont été randomisés selon un rapport de 1:1:1, au cours de la semaine 1, pour recevoir 8 mg/jour ou 16 mg/jour de morphine à libération prolongée administrée par voie orale ou un placebo. Au début des semaines 2 et 3, les patients ont été randomisés selon un rapport de 1:1 pour recevoir 8 mg/jour de morphine à libération prolongée en plus de la dose de la semaine précédente ou un placebo. Le critère d'évaluation principal était la modification de l'intensité de la dyspnée la plus sévère sur une échelle d'évaluation numérique (plage du score : 0‑10) après une semaine. Les critères d'évaluation secondaires comprenaient la modification du nombre quotidien de pas mesuré à l'aide d'un actigraphe, entre le moment de référence (jour ‑1) et la semaine 3 (du jour 19 au jour 21).La modification de l'intensité de la dyspnée la plus sévère à la semaine 1 n'était pas significativement différente entre le groupe recevant 8 mg de morphine par jour et le groupe recevant le placebo (différence moyenne : ‑0,3 [IC à 95 % : ‑0,9 à 0,4]), ni entre le groupe recevant 16 mg de morphine par jour et le groupe recevant le placebo (différence moyenne : ‑0,3 [IC à 95 % : ‑1,0 à 0,4]). À la semaine 3, le critère d'évaluation secondaire de la modification du nombre quotidien moyen de pas n'était pas significativement différent entre le groupe recevant 8 mg de morphine par jour, le groupe recevant 16 mg de morphine par jour, le groupe recevant 24 mg de morphine par jour, le groupe recevant 32 mg de morphine par jour et le groupe recevant le placebo.Les auteurs ont conclu qu'une dose faible quotidienne de morphine à libération prolongée n'a pas réduit de manière significative la dyspnée la plus sévère après une semaine de traitement chez les personnes atteintes de BPCO et de dyspnée chronique sévère. Leurs observations ne soutiennent pas l'utilisation de ces faibles doses de morphine à libération prolongée pour soulager la dyspnée.Source : Ekström M, Ferreira D, Chang S, Louw S, Johnson MJ, Eckert DJ, Fazekas B, Clark KJ, Agar MR, Currow DC; Australian National Palliative Care Clinical Studies Collaborative. Effect of Regular, Low-Dose, Extended-release Morphine on Chronic Breathlessness in Chronic Obstructive Pulmonary Disease: The BEAMS Randomized Clinical Trial. JAMA. 2022 Nov 22;328(20):2022-2032. doi: 10.1001/jama.2022.20206. PMID: 36413230.