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Les résultats de cette recherche viennent confirmer ceux de précédentes études ayant suggéré que l'activité physique pouvait réduire le risque des séquelles cognitives, mentales, vasculaires et respiratoires que l'on retrouve dans le syndrome d'apnée obstructive du sommeil. Les scientifiques de l'Université d'Adélaïde ont émis l'hypothèse qu'un surcroît d'exercice pourrait être associé à une diminution de la prévalence de ce syndrome. Pour la vérifier, ils ont examiné le mode de vie, les résultats de santé, les données sociodémographiques et les caractéristiques du sommeil chez 155 448 adultes (60,2% de femmes) participant à l'Ontario Health Study, une cohorte basée sur la population de résidents de l'Ontario, au Canada.Parmi les personnes concernées, 6,9% ont déclaré avoir été informées par un médecin qu'elles souffraient d'apnée du sommeil. Leur point commun ? Elles passaient chaque semaine, en moyenne, 4,4 heures assises en plus que les autres personnes exemptes d'apnée du sommeil. La sédentarité serait donc un facteur à risque.Au terme de leur analyse, les chercheurs ont déterminé qu'une augmentation modeste de l'activité physique, y compris la marche, est associée à une réduction de 10% du risque de développer une apnée du sommeil. Ils ont aussi constaté que l'ajout de 20 minutes à une marche quotidienne et l'augmentation de huit minutes d'un exercice d'intensité élevée suffiraient à réduire le risque d'apnée du sommeil. Par ailleurs, une activité d'intensité modérée n'est pas associée au risque d'apnée du sommeil. Et ces effets apparaissent indépendants des autres facteurs de confusion possibles tels que le sexe, l'âge, l'origine ethnique et l'obésité. Ces résultats soulignent l'importance de l'activité physique comme mesure préventive de l'apnée du sommeil dont la fréquence ne cesse d'augmenter chez les enfants et les adultes.(référence : Journal of Clinical Sleep Medicine, 15 juillet 2020, doi.org/10.5664/jcsm.8456)