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Dirigée par le Dr Ron Postuma de l'Université McGill, et menée sur plusieurs sites en Amérique du Nord, en Europe et en Asie, cette recherche est la plus vaste jamais réalisée chez des patients présentant un trouble comportemental en sommeil paradoxal idiopathique.Ce trouble, caractérisé par la mise en acte violente du contenu des rêves et une perte de la "paralysie" normale pendant le sommeil, est considéré comme un symptôme précoce puissant de la maladie de Parkinson, la démence à corps de Lewy et l'atrophie multi-systémique.Au cours d'une période de plusieurs années, les 1 280 participants à la présente étude, issus de 24 centres, ont été soumis à des tests visant à mesurer leurs habiletés motrices, cognitives et autonomes ainsi que diverses habiletés sensorielles. Les chercheurs ont notamment constaté l'installation de la maladie de Parkinson chez 73,5% des patients au bout de 12 années de suivi. Ils ont également observé que les patients présentant des difficultés motrices étaient trois fois plus susceptibles de développer la maladie de Parkinson ou des affections apparentées. Une légère déficience cognitive et olfactive fait également partie des indicateurs significatifs du développement futur de la maladie.Les résultats de ce travail sont susceptibles d'améliorer le processus de sélection des participants aux essais cliniques sur les agents neuroprotecteurs. La période qui s'écoule entre l'apparition du trouble comportemental en sommeil paradoxal et celle des symptômes de la maladie de Parkinson étant particulièrement longue, les patients atteints de ce trouble sont en effet de bons candidats à de tels essais.Les résultats devraient également aider les médecins à établir une hiérarchie parmi les patients pour l'administration de traitements préventifs.(référence : Brain, 1er mars, doi : 10.1093/brain/awz030)