Jusqu'il y a peu, l'évaluation clinique d'un traitement de la SEP rémittente se basait exclusivement sur les rechutes. Mais, ce n'est pas parce qu'il n'y a pas de rechutes que toute activité inflammatoire a cessé et que l'affection ne continue pas d'évoluer. D'où l'idée du concept NEDA-3 qui regroupe les 3 objectifs thérapeutiques majeurs à atteindre dans la SEP rémittente, absence de rechutes, absence de lésion active à l'IRM et pas de progression confirmée du handicap à l'EDSS.

Cependant, dans cette version, on oubliait un aspect important de la maladie, la dégénérescence cérébrale. D'où une nouvelle version ou NEDA-4 incluant un biomarqueur de la perte volumique cérébrale, le BVL. Tout récemment, le dosage d'un autre marqueur important de la neurodégénérescence, le NfL (neurofilaments à chaîne légère) a connu une évolution majeure qui en simplifie grandement l'usage.

En effet, son dosage qui s'effectuait sur le produit d'une ponction lombaire peut maintenant se faire sans recourir à une intervention agressive, une simple goutte de sang suffit pour le dosage. D'où l'idée de substituer le BVL par le NfL plus simple à obtenir. Sur base de patients de l'étude FREEDOMS (fingolimod vs placebo), les investigateurs ont démontré que NfL apportait des informations comparables à celles de BVL sur la neurodégénérescence mais de façon plus simple et qu'il constituait donc un substitut valable à BVL au sein du NEDA-4.

Ref: Sormani MP et al. Abstract S24-007, AAN 2018, Los Angeles, 24/04/2018.