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Cette étude transversale a été menée auprès de 663 adultes chinois de plus de 60 ans, dont le régime alimentaire et le mode de vie ont été suivis pendant six ans de 2011 à 2017.Les chercheurs ont émis l'hypothèse qu'intégrer des champignons dans notre régime alimentaire pourrait diminuer les risques de déficience cognitive légère (MCI), caractérisée par des troubles légers de la mémoire et des problèmes de langage et d'orientation. L'équipe a défini une portion de champignons cuits à 150 grammes. Six champignons, ceux qui sont les plus couramment consommés à Singapour, ont été retenus. Pour évaluer le lien entre leur consommation et le risque de MCI, les capacités cognitives des participants ont été mesurées via des tests neuropsychologiques standards couramment utilisés. Le résultat. Comparativement aux participants qui mangent des champignons moins d'une fois par semaine, ceux qui en consomment plus de deux portions hebdomadaires (300 g) ont un risque de trouble cognitif léger réduit de 43%. En outre, plus les gens mangent de champignons, mieux ils effectuent les tests de réflexion et plus la vitesse de traitement est élevée.Selon les auteurs, l'effet protecteur des champignons sur le cerveau proviendrait d'un composé, l'ergothionéine, un antioxydant et anti-inflammatoire unique que les humains sont incapables de synthétiser par eux-mêmes. D'autres composés bioactifs présents dans les champignons seraient susceptibles de protéger le cerveau de la neurodégénérescence en inhibant la production de bêta-amyloïde, de tau phosphorylé et d'acétylcholinestérase.(référence : Journal of Alzheimer's Disease, 12 mars 2019, DOI: 10.3233/JAD-180959)https://content.iospress.com/articles/journal-of-alzheimers-disease/jad180959