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Des chercheurs espagnols et américains ont étudié l'impact des niveaux de bruit, de la pollution atmosphérique (en particulier des particules PM2,5) et des espaces verts sur 2 761 patients victimes d'un AVC ischémique aigu, entre 2005 et 2014, et traités à l'Hôpital del Mar de Barcelone. Le niveau socioéconomique de leur lieu de résidence a également été pris en compte.La sévérité de l'AVC a quant à elle été évaluée au moment de l'arrivée à l'hôpital à l'aide d'une l'échelle du National Institute of Health.Les résultats montrent que le fait de vivre dans une zone particulièrement bruyante augmente le risque d'AVC sévère de 30%. A l'inverse, les personnes qui résident à proximité d'espaces verts ont un risque diminué de 25%."Plus il y a d'espaces verts, moins les AVC sont graves," confirme le Dre Rosa Maria Vivanco, première auteure de l'étude. "Et plus il y a de bruit, plus c'est grave. Cela suggère que des facteurs autres que ceux traditionnellement associés aux AVC pourraient jouer un rôle indépendant dans cette maladie.""Le niveau sonore moyen auquel les patients ont été exposés, ainsi que la population générale de la zone d'étude, mérite réflexion car il est considérablement au-dessus des recommandations de l'OMS", a ajouté la chercheuse Carla Avellaneda. Rappelons que l'OMS recommande de limiter le bruit de la circulation à 53 décibels le jour et 45 décibels la nuit.Les chercheurs n'ont tiré aucune conclusion quant aux effets de la pollution atmosphérique sur la gravité des AVC car les participants ont été exposés à des niveaux similaires de particules fines dans leur vie. De plus amples recherches sont nécessaires.(référence : Environmental Research, décembre 2019, doi : 10.1016/j.envres.2019.108725)https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0013935119305225?via%3Dihub