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Si à l'heure actuelle, aucun traitement ne permet de guérir les patients atteints de la maladie de Parkinson, on sait que faire du sport permet de retarder l'évolution de cette maladie neurodégénérative, voire d'empêcher son développement. Parmi les activités physiques, le Tai-chi, un art martial chinois, renforce la qualité de vie des malades et améliore leur équilibre, ce qui permet de prévenir les chutes. Toutefois, si on en croit les résultats d'une étude américaine, le golf pourrait bien détrôner le Tai-chi.Pour parvenir à ce constat, les chercheurs ont comparé ces deux disciplines afin de déterminer laquelle est la plus bénéfique pour les personnes touchées de Parkinson. Ils ont ainsi offert deux cours de golf hebdomadaires d'une heure pendant une durée de 10 semaines à 8 volontaires souffrant d'une forme modérée de la maladie. D'un autre côté, 12 participants ont suivi des cours de Tai-chi de façon régulière pendant la même période. Les données récoltées résultent de tests effectués avant et après l'expérience sur leur équilibre, leurs capacités de marche et leur risque de chute. Les participants devaient ainsi se lever d'une chaise, marcher un petit peu, puis aller se rassoir, le tout en étant chronométré.Au bout des 10 semaines, les scientifiques ont pu constater que les golfeurs en herbe avaient gagné en vitesse (0,96 secondes plus rapides) alors que les personnes ayant pratiqué le Tai-chi avaient perdu en vitesse (0,33 secondes plus lentes). La satisfaction globale était similaire dans les deux groupes mais les résultats ont montré un autre avantage pour le golf : les participants ont été 86% à déclarer vouloir continuer l'activité contre seulement 33% de ceux qui ont suivi des cours de Tai-chi."Peu importe à quel point un exercice est bénéfique sur le papier si vous ne le faites pas réellement," commente Anne-Marie A. Wills qui conseille la pratique du golf étant donné que cette pratique est plus attrayante, ce qui incitera davantage les patients à s'y tenir.Admettant que le nombre de participants à l'étude est petit et que la période pendant laquelle ils ont été examinés est relativement courte, elle ajoute que "davantage de recherches sur des groupes plus importants de personnes et sur des périodes plus longues, sont nécessaires."(référence : Neurology, 13 avril 2021)