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Cette analyse qui couvre une période de 17 ans est basée sur les données recueillies auprès des 435 patients consécutifs traités dans l'unité de soins intensifs de hôpital universitaire d'Helsinki.A court terme, le pronostic est d'autant plus satisfaisant que les patients sont plus jeunes. Au total, 357 patients (82%) étaient vivants à J 90, le taux de survie étant de 89,5% pour les patients de moins de 60 ans, de 60,3% pour les patients de 60 à 69 ans et de 43,3% pour les patients de plus de 69 ans.Ont été identifiés comme principaux facteurs de risque indépendants de décès endéans les 90 jours: • l'âge avec un odds ratio (OR) de 5,1 pour la tranche d'âge 60 à 69 ans et de 10,4 au-delà de 69 ans, • l'insuffisance hépatique chronique (OR 12,3), • la nécrosectomie stérile endéans les 4 semaines (OR 14,7), • le recours à une intervention chirurgicale abdominale (OR 4,4). Sont également plus à risque, les femmes (OR 2,0) et les patients cardiaques (OR 2,9). A plus long terme, l'estimation de survie à 10 ans est de moins de 70% chez les patients de moins de 60 ans et de moins de 30% chez les patients de plus de 60 ans. A noter que la principale cause de décès au-delà de J90 est la consommation d'alcool. Cela a concerné 48 patients (57,1%) dont la pancréatite était d'origine alcoolique.HL Husu et al. J Crit Care. 2019 Jun 4 [Epub ahead of print]. https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0883944119303259