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Les 763 patients enrôlés dans l'étude randomisée contrôlée KEYNOTE-062 étaient atteints d'un cancer gastrique (70%) ou de la jonction gastro-oesophagienne 30%) à un stade avancé, HER2- et PD-L1 + (score composite positif, CPS ≥1). Ils ont été randomisés vers 3 bras:Les résultats de survie globale confirment la non-infériorité du pembrolizumab par rapport à la chimiothérapie, respectivement 10,6 mois versus 11,1 mois (HR 0,91) sur l'ensemble des patients (CPS≥1) et démontrent sa supériorité chez les patients avec CPS≥10 17,4 mois versus 10,8 mois (HR 0,69). Pour ces patients le taux de survie globale à 2 ans est de 39% avec le pembrolizumab versus 22% avec la chimiothérapie standard.La comparaison traitement combiné versus chimiothérapie fait état d'une supériorité de la combinaison tant en survie globale respectivement 12,5 mois versus 11,1 mois (HR 0,85) qu'en survie sans progression 6,9 mois versus 6,4 mois (HR 0,84), mais il ne s'agit que d'une tendance non significative.Versant tolérance le pembrolizumab seul l'emporte haut la main avec des taux d'effets secondaires sérieux (grade ≥ 3) de 17% versus 73% pour la combinaison et 69% pour la chimiothérapie seule. Les principaux effets secondaires rapportés étaient nausées et fatigue. En clair le pembrolizumab seul ne fait pas moins bien que la chimiothérapie classique, c'est donc une option possible et cela semble même être une option très recommandable pour les patients avec CPS≥10. L'association du pembrolizumab ne renforce en revanche pas l'effet de la chimiothérapie c'est donc une combinaison non-justifiée.D'après la présentation de Josep Tabernero lors de l'ASCO 2019, Chicago 31 mai-4 juin. J Clin Oncol 37, 2019 (suppl; abstr LBA4007). http://abstracts.asco.org/239/AbstView_239_251955.html