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La pandémie mondiale de coronavirus affecte l'économie, la vie quotidienne et la santé aussi bien mentale que physique. Dans le domaine de la santé, elle a eu un impact sur l'utilisation de l'électroencéphalographie (EEG), une méthode d'exploration cérébrale utilisée couramment aussi bien dans la pratique clinique que dans la recherche.Pour aboutir à cette conclusion, Salvatore Campanella, chercheur au Laboratoire de psychologie médicale et d'addictologie et à l'ULB Neuroscience Institute - Faculté de Médecine, et les autres auteurs de cette étude ont interrogé des collègues, à travers le monde, travaillant en psychiatrie et utilisant l'EEG.Quinze cliniciens de huit pays et 25 chercheurs de 13 pays ont rapporté l'impact de la Covid-19 sur leurs activités EEG, les procédures élaborées en réponse à la pandémie et les précautions prévues ou déjà mises en oeuvre lors de la réouverture des activités d'EEG.Sur les 15 centres cliniques ayant répondu, 11 ont signalé un arrêt total de toutes les activités d'EEG, tandis que quatre ont réduit le nombre de tests effectués quotidiennement. Dans le cadre de la recherche, les 25 laboratoires ayant répondu ont signalé un arrêt complet d'activité, 7 ayant ensuite rouvert dans une certaine mesure. Dans les deux cas, des précautions ont été prises pour redémarrer ou poursuivre l'enregistrement EEG. Cela comprenait des règles d'hygiène strictes, la distanciation sociale et l'évaluation des symptômes d'infection parmi le personnel et les patients/participants.Les chercheurs suggèrent de mettre en place de meilleures pratiques pour permettre des enregistrements EEG sûrs dans les environnements de recherche et cliniques. L'utilisation continue de l'EEG est importante chez les personnes atteintes de maladies psychiatriques, en particulier en période d'alerte sociale comme c'est le cas avec la pandémie actuelle.(référence : Clinical EEG and Neuroscience, 25 septembre 2020, doi :10.1177/1550059420954054)