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Les caractéristiques des patients ont été identifiées à partir des dossiers d'hospitalisation et couplés aux dossiers de mortalité. La régression de Cox a été utilisée pour évaluer l'association entre ces caractéristiques, la survenue d'ulcères du pied et la survie sans amputation (item considéré comme un marqueur de l'efficacité des soins chez les personnes atteintes de diabète). Au total, 13.093 (5,6%) personnes avaient initialement une ulcération du pied. Dans le cadre d'un suivi allant jusque fin novembre 2017, 9.023 personnes ont développé un premier ulcère du pied, soit une incidence (pour 1.000 personnes-année) de 7,8 (IC 95% 7,6-7,9), 48.995 sont décédées et 2.866 ont subi une amputation mineure ou majeure (respectivement respectant ou non l'articulation de la cheville). Outre les facteurs conventionnels de risque cardio-vasculaire, les principaux éléments associés à un risque moindre de survie sans amputation étaient la déprivation sociale, les troubles mentaux et l'insuffisance pondérale. Chez les sujets sans ulcère du pied il a été documenté 19,6% de décès et 0,7% d'amputations versus 44,5% de décès et 9,4% d'amputations chez les personnes avec ulcère du pied (déjà présent, incident et récidive). Par rapport aux sujets sans ulcération du pied, le risque ajusté d'amputation ou de décès des sujets avec ulcération du pied est de 2,09 (1,89-2,31) en cas de diabète de type 1 et de 1,65 (1,60-1,70) en cas de diabète de type 2.Moralité, comme ceux des militaires, les pieds des diabétiques doivent être l'objet de tous les soins. L'article complet est disponible en accès libre et gratuitRC Chamberlain et al. Diabetes Care. 2022; 45: 83-91. https://doi.org/10.2337/dc21-1596