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Dans le cadre d'un suivi moyen de 8,8 ans, 571 événements constitutifs du critère de jugement principal (revascularisation coronarienne, infarctus du myocarde et accident vasculaire cérébral mortels ou non) ont été documentés, soit un taux d'incidence de 5,9 pour 1.000 personnes-année. La médiane d'excrétion sodée par 24 heures (3 à 4 échantillons par participant en moyenne) était de 3,27 g (éventail 2,1-4,9) et il s'avère qu'une excrétion sodée plus élevée, une excrétion potassique plus faible et un rapport sodium-potassium plus élevé sont tous significativement associés à un risque cardiovasculaire plus important (p≤0,005).Ainsi, la comparaison entre la médiane du quartile d'excrétion la plus élevée (Q4=4,7 g) et la plus basse (Q1=2,2 g) indique un rapport de risque (IC 95%) de 1,60 (1,19-2,14) pour le sodium et de 0,69 (0,51-0,91) pour le potassium (Q4=3,5 g et Q1=1,8 g). Chaque augmentation de 1 g de sodium urinaire/24 h est associée à une augmentation de 18% du rapport de risque cardiovasculaire, RR 1,18 (1,08-1,29) et chaque augmentation de 1 g de potassium urinaire/24 h à une diminution de 18%, RR=0,82 (0,72-0,94).A noter que ces données vont dans le même sens que celles d'une étude rapportée lors de l'ESC 2021 (2) et qui montraient chez des patients à haut risque, une forte réduction du risque d'événements cardio-cérébro-vasculaires lorsque le sel de table était remplacé par un substitut à base de potassium.1. Y Ma et al. N Engl J Med. 2021 Nov 13. Online ahead of print.https://doi.org/10.1056/NEJMoa21097942. B Neal et al. N Engl J Med 2021; 385: 1067-77.https://doi.org/10.1056/NEJMoa2105675