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Les investigateurs ont identifié dans un registre de soins de santé de routine d'Angleterre, 2.297.700 sujets avec DT2 vivants au 1er avril 2018 et avec suivi jusque fin 2019 pour évaluer l'incidence de rémission (2 mesures d'HbA1c <6,5% à au moins 6 mois d'intervalle et sans prescription d'hypoglycémiants au cours des 3 mois précédant ces mesures).Sur la population globale, l'incidence (IC 95%) pour 1.000 personnes-année (PA) était de 9,7 (9,6-9,8) soit moins de 1%.Sur une sous-population de 75.610 sujets (3,3%) dont le diagnostic de DT2 datait de moins d'un an, l'incidence était de 44,9/1.000 PA (44,0-45,7) soit moins de 5%.L'analyse a révélé qu'outre un faible délai par rapport au diagnostic, l'absence initiale de prescription d'hypoglycémiants, un taux d'HbA1c et un IMC peu élevés au départ, l'obtention d'une baisse de l'IMC, l'ethnie blanche, le sexe féminin et un statut socio-économique plus élevé étaient également associés à une plus forte probabilité de rémission.Les investigateurs ont alors évalué l'incidence de rémission au sein d'une sous-population de 8.940 sujets (0,4%) présentant des caractéristiques associées positivement à l'obtention d'une rémission (diagnostic depuis moins de 2 ans, HbA1c <7,0%, metformine seule ou absence de médicament hypoglycémiant, réduction de l'IMC ≥10%).Pour cette sous-population, l'incidence était de 83,2/1.000 PA (78,7-87,9) soit moins de 10%. Les investigateurs manient l'ellipse avec brio puisqu'ils concluent que la rémission est en général peu fréquente en soins de routine, mais que ce peut être un objectif raisonnable pour ceux qui perdent une quantité importante de poids peu après le diagnostic. La stricte vérité est qu'il faut faire beaucoup mieux.