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Ces sujets étaient répartis mangeurs de viande (consommation de viande, de poisson, de produits laitiers et d'oeufs, n=24.428), mangeurs de poisson (pas de consommation de viande; n = 7.506) et végétariens (groupe comprenant également les végétaliens ou végans comme l'on dit maintenant, n=16.254). Le classement des participants dans les 3 catégories de consommation a été effectué sur base des réponses à un questionnaire distribué dans les cabinets de médecine générale et envoyé par courrier à des populations spécifiques. Les données du service national de santé du Royaume-Uni ont été utilisées pour repérer les événements médicaux. Dans le cadre des 18,1 années de suivi, 2820 cas de cardiopathie ischémique et 1.072 cas d'AVC de tout type ont été répertoriés et les résultats de l'analyse font ressortir des taux de cardiopathie ischémique significativement plus faibles chez les mangeurs de poisson et chez les végétariens que chez les mangeurs de viande (HR respectifs 0,87 et 0,78). La prise en compte dans l'analyse de l'IMC, du diabète, de l'hypercholestérolémie et de l'hypertension artérielle (autodéclaration) atténue en partie la force de l'association pour les cardiopathies ischémiques (HR 0,90). En revanche, l'incidence des AVC (tous types confondus) est significativement plus élevée chez les végétariens que chez les mangeurs de viande (HR 1,20). Un résultat qui essentiellement à mettre sur le compte d'un taux plus élevé d'AVC hémorragiques (HR, 1,43). La prise en compte des facteurs de risque classiques n'atténue pas la force de l'association. D'après TYN Tong et al. BMJ 2019 Sep 4; 366: l4897. https://www.bmj.com/content/366/bmj.l4897.long