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Il est connu que de faibles niveaux d'activité physique et la sédentarité sont associés à un risque considérablement accru de problèmes métaboliques, tels qu'obésité, résistance à l'insuline, diabète de type 2 et d'événements cardiovasculaires. Le but de l'étude présentée à Barcelone était de voir si une période de réduction des activités physiques de 14 jours seulement s'accompagnait d'effets défavorables. L'équipe a recruté 28 individus (18 femmes, 10 hommes) habituellement actifs (> 10 000 pas/j), âge moyen de 32 ans et IMC moyen de 24,3 kg/m2. Les évaluations ont été effectuées à 3 reprises, initialement, 14 j après l'adoption d'un mode de vie plus sédentaire (en moyenne 1.500 pas/j et temps de repos éveillé majoré de 103 minutes) et enfin 14 jours après la reprise du niveau antérieur d'activité. A l'issue des 14 jours de réduction des activités physiques, il a été constaté une diminution de 1,8% de la fonction endothéliale (reflet de la santé cardiovasculaire), un accroissement de la graisse corporelle totale, de la graisse hépatique et du tour de taille, une moindre sensibilité à l'insuline et une détérioration de la fonction cardiorespiratoire. Fort heureusement, ces modifications se sont amendées avec la reprise des activités physiques et étaient revenues à leur niveau initial après 14 jours.Les investigateurs estiment que les messages de santé publique devraient mettre l'accent sur les effets néfastes de l'inactivité physique, même à court terme, et insister sur le fait que les simples activités physiques habituelles permettent de les empêcher de se produire.D'après K.A. Bowden Davies et al. EASD 2019 poster 1146