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L'étude HARP-MINOCA a concerné 301 femmes présentant un infarctus du myocarde parmi lesquelles 170 avaient une sténose coronaire <50 % en coronarographie et ne présentaient pas de dissection coronaire manifeste. Ces femmes ont été examinées par tomographie de cohérence optique et imagerie par résonance magnétique (OCT et IRM) afin d'identifier le mécanisme en cause. Identification positive dans 46% des cas avec l'OCT seule (n=145), dans 74% des cas avec l'IRM seule (n=116) et dans 84,5% des cas avec les deux examens (p<0,001 par rapport à chacune des modalités considérées isolément). A noter que chez 44 % des patientes il y a eu identification d'une lésion ischémique en IRM, mais sans lésion en OCT, une non-concordance qui doit faire évoquer la responsabilité d'un spasme coronarien ou d'une cause thromboembolique.Dans la mesure où pour les MINOCA, seule l'élucidation du mécanisme physiopathologique permet la mise en oeuvre du traitement approprié, ce travail plaide en faveur du recours à cette imagerie multimodale dans l'espoir d'améliorer une morbi-mortalité cardiovasculaire qui reste conséquente, 24% d'événements à 4 ans et 11% de décès à 5 ans. D'après la présentation de H Reynolds, American Heart Association (AHA) virtual meeting 2020.