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Au cours de cette étude de cohorte prospective, les chercheurs californiens ont suivi un groupe de 5 861 femmes âgées de 63 à 97 ans (moyenne d'âge de 78,5 ans), sans antécédents d'infarctus du myocarde ou d'AVC, pendant près de cinq ans. Durant la période de suivi, 143 événements de cardiopathie coronarienne et 570 événements de maladie cardiovasculaire ont été observés. Les participantes ont porté des accéléromètres montés sur les hanches, un dispositif qui mesurait leurs mouvements 24 heures par jour pendant sept jours consécutifs. Les appareils avaient été calibrés en fonction de leur âge afin de faire la distinction entre une activité physique légère et une activité physique modérée à vigoureuse, ce qui n'avait jamais été réalisé dans les précédentes recherches.Le résultat est édifiant : une activité physique, même légère, qu'il s'agisse d'une petite promenade ou d'un peu de jardinage, peut réduire de 42% le risque d'infarctus du myocarde ou de décès coronaire et de 22% le risque d'événements cardiovasculaires tels que les AVC ou l'insuffisance cardiaque. Ces risques réduits ont persisté après ajustement pour les variables sociodémographiques, comportementales et d'état de santé."Cette étude suggère que, pour les femmes plus âgées, tous les mouvements améliorent la santé cardiovasculaire," conclut le Pr David Goff, tout en ajoutant que "plus le niveau d'activité est élevé, plus le risque est faible."(référence : JAMA Network Open, 15 mars 2019, DOI : 10.1001/jamanetworkopen.2019.0419)https://jamanetwork.com/journals/jamanetworkopen/fullarticle/2727997