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Les adultes obèses et en apparente bonne santé (sans comorbidités comme l'HTA, une dyslipidémie ou le diabète) ne courent pas un risque plus élevé d'infarctus myocardique (IM), d'AVC ou de décès d'origine cardiovasculaire (CV) que les personnes saines et normopondérales, mais ils sont environ 33 % plus susceptibles de développer une IC ou une arythmie comme la fibrillation auriculaire (FA), d'après cette étude française de grande envergure. De même, ce risque accru d'IC était également observé chez les personnes présentant des troubles métaboliques indépendamment de leur poids."Ces nouveaux chiffres montrent qu'à l'échelle de la population, l'idée selon laquelle un grand nombre de personnes peuvent être obèses mais métaboliquement saines est tout simplement fausse", affirme l'auteur principal, le Dr Laurent Fauchier (CHRU Trousseau, à Tours). Environ un tiers des personnes obèses ne semblent pas souffrir d'anomalies métaboliques. La question de savoir si cette "obésité métaboliquement saine" est associée à un risque plus élevé de maladie CV fait débat, et les recherches menées jusqu'à présent ont donné des résultats contradictoires. Pour en savoir plus, les chercheurs ont analysé les dossiers de tous les patients hospitalisés en France entre janvier et décembre 2013, soit environ 2,9 millions d'adultes (dont 272.838 obèses) qui n'avaient pas subi d'événement CV majeur et n'étaient pas en sous-poids.Au cours d'un suivi moyen de 5 ans, 510.439 nouveaux événements CV majeurs ont été enregistrés, dont 77.924 IM, 391.637 cas d'IC, 84.042 AVC et 100.633 décès de cause CV. En outre, 257.287 patients ont développé une FA.Chez les personnes métaboliquement saines, celles qui présentaient une obésité avaient un risque 22 % plus élevé de subir un nouvel événement CV majeur que les personnes de poids normal. Elles présentaient également un risque accru de 34 % de développer une IC et de 33 % de développer une FA.Référence : https://www.eurekalert.org/news-releases/929491