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Pour Roy Taylor (Université de Newcastle), l'auteur principal, cette étude conforte l'idée que nous aurions tous un "seuil de graisse personnel", que nous pouvons supporter. Son dépassement pourrait entraîner l'apparition d'un DT2, même avec un IMC toujours dans la norme. "Les médecins ont tendance à croire que le DT2 a une cause différente du surpoids chez les personnes normopondérales. Du coup, ces dernières ne sont généralement pas invitées à maigrir, et se voient d'emblée prescrire un traitement pharmacologique. Or, le DT2 n'est pas dû à l'excès de poids per se. La base de référence serait plutôt le poids au stade de jeune adulte (environ 21 ans)."L'étude ReTUNE incluait 12 hommes et femmes DT2 de poids normal (IMC moyen : 24,5) et les a fait suivre un programme à 800 kcal/j pendant 2 semaines, suivies de 4 à 6 semaines d'un soutien visant à maintenir la perte pondérale. Ce cycle a été appliqué jusqu'à 3 fois, pour atteindre une perte pondérale de 10 à 15%. Les auteurs ont observé une diminution importante de la graisse hépatique et pancréatique ainsi que de la triglycéridémie, tous paramètres ramenés à ceux relevés dans le groupe témoin, non diabétique.Au final, 8 participants (67 %) affichaient une rémission du DT2, attestée par leur taux d'HbA1c. Cette proportion est similaire à celle observée lors d'une perte de poids chez des patients DT2 en surpoids ou obèses. Pour Roy Taylor, ces résultats (préliminaires) "démontrent que le diabète est dû à un excès de graisse hépatique et pancréatique, quel que soit l'IMC. Dans le foie, l'excès de graisse altère la fonction insulinique. Dans le pancréas, il freine la production d'insuline."Référence : https://www.eurekalert.org/news-releases/929487