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Chacune de ces classes ayant prouvé son aptitude à réduire le risque cardiovasculaire (CV), il était logique de ce demander si l'on ne pouvait pas obtenir un effet additif, voire synergique en les associant. Premiers éléments de réponse avec une analyse exploratoire de l'essai randomisé AMPLITUDE-O qui a montré dans le cadre d'un suivi médian de 1,8 an que l'efpéglénatide, un agoniste des récepteurs du GLP-1, permettait de réduire de 27% le risque d'événements cardiovasculaires majeurs au sein d'une population globale de 4.076 sujets (âge moyen 65 ans, 33% de femmes) ayant un diabète de type 2 (DT2) et une atteinte CV ou rénale (H.C. Gerstein et al. N Engl J Med. 2021; 385: 896-907). Lors de la randomisation les sujets étaient stratifiés en fonction de l'utilisation existante (n=618 soit 15%) ou prévue d'inhibiteurs du SGLT-2 et l'analyse exploratoire indique d'une part que l'effet de l'agoniste du GLP-1 est indépendant de l'utilisation ou non d'un inhibiteur du SGLT-2 et que l'utilisation simultanée des deux agents n'a pas d'influence néfaste en termes de risque d'événements indésirables. En clair une analyse qui suggère que chez les sujets ayant un DT2, les inhibiteurs du SGLT-2 et les agonistes des récepteurs du GLP-1 ont des effets indépendants sur les bénéfices et les risques et sont bien tolérés en association. Reste à démontrer qu'une utilisation conjointe peut conduire à une réduction renforcée du risque cardiovasculaire. A suivreD'après la présentation de CSP Lam en session Late Breaking Science de l'AHA 2021https://doi.org/10.1161/CIRCULATIONAHA.121.057934 (accès libre et gratuit)