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En dépit des baisses de prix, le coût total des statines est passé de 170 millions d'euros en 2002 à plus de 270 millions en 2011, avant de retomber à environ 160 millions en 2016.Ce n'est pas la première fois que le centre d'expertise se penche sur les statines, mais "les données du problème ont évolué", indique-t-il dans ce document intitulé "Le rôle des statines dans la prévention primaire des incidents cardiovasculaires". Actuellement, et à la faveur de mises sur le marché de génériques qui ont rendu ces traitements bien plus abordables, "environ 1.500.000 Belges de plus de 40 ans se voient prescrire des statines", soit un adulte de plus de 40 ans sur quatre. En 2002, ils n'étaient que 400.000, rappelle le KCE. Une énorme part des patients (plus de 80%) auxquels on prescrit des statines n'ont pas encore souffert d'incidents cardiovasculaires et reçoivent ce traitement "en prévention primaire", donc pour éviter tout problème de ce type. Or, il apparaît que pour une "fraction non négligeable des 1,5 million de Belges traités chaque année par statines", on pourrait réduire ce risque sans passer par la prise de médicaments mais en poussant le patient à améliorer son mode de vie: arrêter de fumer, limiter la consommation d'alcool, faire de l'exercice et manger de manière plus équilibrée sont déterminants. Dans le but d'apporter une "information claire et objective" au sujet des statines, le KCE prévoit d'élaborer un "outil d'aide à la décision qui permettra aux patients et aux médecins d'évaluer ensemble la pertinence d'une prescription" de tels médicaments hypocholestérolémiants. Cette aide à la décision sera publiée "dans le courant de 2019".Cinq messages-clé.