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L'analyse présentée lors de la 55ème réunion annuelle de l'European Association for the Study of Diabetes (EASD 2019 Barcelone 16-20 septembre) portait sur la réponse à ce traitement en fonction du sexe, car certaines données concernant les insulines basales avaient suggéré qu'il était plus difficile d'obtenir le contrôle glycémique chez les femmes que chez les hommes.Et il se trouve que cette flagrante inégalité des sexes est retrouvée dans l'analyse des données de REALI, la baisse d'HbA1c sous traitement est effectivement moindre chez les femmes et cette baisse est globalement retrouvée quel que soit le type d'études (observation ou intervention) et relativement uniformément dans les différents pays. Pas de panique pour autant, la différence est minime de l'ordre de 0,15% (0,91 versus 0,76), un résultat significatif sur le plan statistique (p = 0,032), mais pour lequel peut se poser la question de la pertinence clinique. La durée moyenne du suivi étant de l6 mois, il n'y a évidemment pas de réponse à cette question. La seule pièce à verser au dossier est que cela se traduit par un pourcentage plus élevé d'hommes atteignant à 6 mois une HbA1c <7 % (27,5 versus 21,3%) ou une HbA1c <7,5% (49,2 versus 44,5%), p <0,01 dans les deux cas. D'après M Bonnemaire et al. EASD 2019 poster 899