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La chirurgie bariatrique peut réduire les risques de maladies chroniques associées à l'obésité sévère, comme les maladies cardiovasculaires, l'hypertension artérielle, le diabète de type 2 et le cancer. Cependant, malgré des taux d'obésité similaires chez les hommes et les femmes, plus de 70 % des patients subissant une chirurgie bariatrique sont des femmes.Les chiffres de l'étude indiquent que les hommes ont tendance à présenter des taux plus élevés de comorbidités telles qu'un DT2 au moment de l'intervention, ce qui souligne l'intérêt de les sensibiliser à l'importance de traiter l'obésité plus tôt. Les chercheurs ont analysé rétrospectivement les données de l'assurance publique autrichienne. Au total, 19.901 patients (14.681 femmes, âge moyen : 41 ans ; 5.220 hommes, âge moyen : 42 ans) ayant subi une intervention bariatrique entre janvier 2010 et décembre 2018 ont été inclus dans l'analyse et suivis pendant 5 ans en moyenne.Au mois avril 2020, un peu moins de 2 % de ces patients étaient décédés. Le taux de mortalité postopératoire global était presque trois fois plus élevé chez les hommes que chez les femmes (0,64 versus 0,24 %). A 30 jours, ce taux était même cinq fois plus élevé (0,5 versus 0,1 %).Parmi les personnes décédées, le DT2 était plus fréquent chez les hommes que chez les femmes décédées (43 versus 33 %), tandis que les cancers étaient plus fréquents chez les femmes que chez les hommes (41 versus 30 %).Pour les auteurs, qui concèdent quelques limitations à leur étude, il convient notamment de déterminer si une intervention bariatrique plus précoce chez les hommes pourrait améliorer leur taux de mortalité post-op.Référence : https://www.eurekalert.org/news-releases/929490