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Les auteurs ont consulté le registre national suédois des patients pour identifier tous les patients âgés de 40 à 85 ans qui ont subi un infarctus aigu du myocarde (181 696 dont 5,7% propriétaires de chiens) ou un AVC ischémique (154 617 dont 4,8% propriétaires de chiens) entre 2001 et 2012. Ils ont évalué la mortalité toutes causes confondues et le risque d'hospitalisation récurrente pour la même cause jusqu'au 31 décembre 2012.Les résultats montrent que le fait de posséder un chien réduit de 33% le risque de décès prématuré chez les survivants d'un infarctus aigu du myocarde qui vivent seuls et de 15% seulement quand ces mêmes survivants sont en couple ou élèvent un enfant. De même, après un AVC ischémique, les propriétaires d'un chien ont un risque de mortalité diminué de 27% s'il s'agit de personnes isolées et de 12% quand ils partagent leur vie avec un partenaire ou un enfant.L'étude a aussi permis d'établir une association entre la possession d'un chien et un risque réduit (7% en moins) d'hospitalisation pour un infarctus du myocarde récurrent.En conclusion, posséder un chien est donc un facteur bénéfique pour augmenter son espérance de vie. Les chercheurs considèrent que la diminution du risque de décès chez les propriétaires de chiens peut être attribuée à une augmentation de l'activité physique et à une diminution de la dépression et de la solitude.(référence : Circulation: Cardiovascular Quality and Outcomes, 8 octobre 2019, doi : 10.1161/CIRCOUTCOMES.118.005342)https://www.ahajournals.org/doi/10.1161/CIRCOUTCOMES.118.005342