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Sur une période d'utilisation allant de 4 à 10 ans, il est constaté une réduction de 10% des événements CV majeurs, mais sans réduction de la mortalité et une augmentation de 44% des hémorragies majeures.A retenir en pratique• Pour les sujets de 60 ans et plus à faible risque CV à 10 ans (<10% selon le calculateur ACC/AHA), pas d'indication d'initiation et recommandation d'envisager l'arrêt vers 75 ans (âge déterminé par modélisation) chez ceux qui en prenaient.• Pour les sujets de 40 à 59 ans à faible risque CV, il appartient aux cliniciens de déterminer l'intérêt d'une discussion de l'option aspirine à faible dose et le moment adéquat pour la mener. De façon générale les sujets qui veulent absolument être protégés et qui n'ont pas de facteurs de risque d'hémorragie digestive ou cérébrale peuvent prendre de l'aspirine, à condition qu'ils soient clairement prévenus du risque de saignement. Pour les autres, mieux vaut s'en tenir aux classiques conseils hygiéno-diététiques de vie saine.• Pour les sujets de 40 à 59 ans à risque CV élevé (≥10% à 10 ans), le rapport bénéfice-risque est plus favorable et l'aspirine à faible dose est d'autant plus envisageable que le risque hémorragique est faible, mais dans tous les cas il doit s'agir d'une décision individuelle et discutée avec le sujet.Ces recommandations sont en accès libre et gratuit et accompagnées de plusieurs commentaires et éditoriaux dans diverses déclinaisons du JAMA.D'après JAMA.2022; 327: 1577-84. https://doi.org/10.1001/jama.2022.4983