...

Rester assis de manière prolongée est associé à plusieurs problèmes de santé, notamment le diabète, les maladies cardiovasculaires et la mortalité toutes causes confondues. Mais qu'en est-il du lien éventuel entre la sédentarité et le risque de décéder d'un cancer ?Pour répondre à la question, une équipe texane a recueilli et analysé les données de 8 002 Américains noirs et blancs âgés de 45 ans ou plus (âge médian : 69,8 ans), dont 3 668 hommes (45,8%) recrutés entre 2003 et 2007. Aucun d'entre eux n'était atteint d'un cancer au début de l'étude. Entre 2009 et 2013, tous ont porté un accéléromètre à la hanche durant sept jours consécutifs, sauf pendant leurs phases de sommeil, afin de calculer objectivement leur niveau d'activité physique. La présente analyse a été réalisée du 18 avril 2019 au 21 avril 2020.Sur l'ensemble des participants, 268 personnes (3,3%) sont décédées d'un cancer. L'analyse des données montre qu'une plus grande inactivité est indépendamment associée à un risque plus élevé de mourir d'un cancer. Les individus les plus sédentaires ont un risque de mortalité par cancer augmenté de 82% comparativement aux individus les plus actifs. Les scientifiques constatent aussi que les participants qui remplacent 30 minutes de position assise par une activité physique modérée à intense comme le vélo réduisent leur risque de cancer de 31%. Ce même risque diminue de 8% quand il s'agit d'une activité de faible intensité, comme la marche.Les résultats suggèrent que même une légère activité physique présente des bénéfices face à la mortalité par cancer tandis que le fait de s'asseoir de manière prolongée augmente les risques.(référence : JAMA Oncology, 18 juin 2020, doi :10.1001/jamaoncol.2020.2045)