Un des experts de l'OMS en mission à Wuhan (Chine) pour enquêter sur les origines du coronavirus a mis en doute mercredi la fiabilité des renseignements américains sur la pandémie, après des critiques de Washington. "Ne vous fiez pas trop aux renseignements américains" qui sont "franchement erronés sur de nombreux aspects", a tweeté Peter Daszak au dernier jour de son séjour dans le pays asiatique.

L'expert réagissait à des déclarations du porte-parole du département d'Etat américain, qui a semblé prendre ses distances la veille avec les premières conclusions des experts de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Après un séjour de quatre semaines à Wuhan en Chine, l'équipe internationale d'experts chinois et de l'OMS a annoncé mardi n'avoir pu percer les origines de la pandémie de Covid-19, jugeant toutefois "hautement improbable" la théorie d'une fuite d'un laboratoire mais sans parvenir à identifier l'animal à l'origine de la maladie.

Une transmission du coronavirus depuis un premier animal puis un deuxième avant une contamination à l'homme est donc l'hypothèse "la plus probable", avait indiqué mardi Peter Ben Embarek (photo), chef de la délégation de l'OMS qui vient de mener une enquête à Wuhan. Cette piste demande toutefois "des recherches plus spécifiques et ciblées", a-t-il déclaré.

En effet, après une mission de quatre semaines à Wuhan, un temps épicentre de l'épidémie, les spécialistes étrangers de cette délégation ont indiqué mardi n'avoir pas pu percer les origines du Covid-19, qui continue de sévir dans le monde.

Et "il n'y a pas assez de preuves [...] pour déterminer si le Sars-Cov-2 s'est propagé à Wuhan avant décembre 2019", a indiqué un autre expert, Liang Wannian.

L'OMS avait auparavant prévenu qu'il faudrait s'armer de patience avant de trouver une éventuelle réponse. "Nous sommes dans un processus et nous avons besoin de temps et d'efforts pour comprendre" ce qui s'est passé, a expliqué à l'AFP le docteur Hung Nguyen-Viet, co-directeur du programme sur la santé humaine et animale à l'Institut international de recherche sur l'élevage à Nairobi.

La nouvelle administration Biden a pris ses distances mardi avec la théorie d'une fuite d'un laboratoire, défendue notamment par l'ex-secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo. Elle a toutefois semblé accueillir avec scepticisme les premières conclusions des experts de l'OMS et appelé à ce qu'elles soient vérifiées par les services américains.

Mike Pompeo avait accusé Pékin d'avoir dissimulé le nombre réel de malades du Covid-19. L'ex-secrétaire d'Etat n'avait par ailleurs pas totalement exclu l'hypothèse d'une propagation délibérée du virus par la Chine.

Avec Belga

Un des experts de l'OMS en mission à Wuhan (Chine) pour enquêter sur les origines du coronavirus a mis en doute mercredi la fiabilité des renseignements américains sur la pandémie, après des critiques de Washington. "Ne vous fiez pas trop aux renseignements américains" qui sont "franchement erronés sur de nombreux aspects", a tweeté Peter Daszak au dernier jour de son séjour dans le pays asiatique. L'expert réagissait à des déclarations du porte-parole du département d'Etat américain, qui a semblé prendre ses distances la veille avec les premières conclusions des experts de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).Après un séjour de quatre semaines à Wuhan en Chine, l'équipe internationale d'experts chinois et de l'OMS a annoncé mardi n'avoir pu percer les origines de la pandémie de Covid-19, jugeant toutefois "hautement improbable" la théorie d'une fuite d'un laboratoire mais sans parvenir à identifier l'animal à l'origine de la maladie.Une transmission du coronavirus depuis un premier animal puis un deuxième avant une contamination à l'homme est donc l'hypothèse "la plus probable", avait indiqué mardi Peter Ben Embarek (photo), chef de la délégation de l'OMS qui vient de mener une enquête à Wuhan. Cette piste demande toutefois "des recherches plus spécifiques et ciblées", a-t-il déclaré. En effet, après une mission de quatre semaines à Wuhan, un temps épicentre de l'épidémie, les spécialistes étrangers de cette délégation ont indiqué mardi n'avoir pas pu percer les origines du Covid-19, qui continue de sévir dans le monde.Et "il n'y a pas assez de preuves [...] pour déterminer si le Sars-Cov-2 s'est propagé à Wuhan avant décembre 2019", a indiqué un autre expert, Liang Wannian. L'OMS avait auparavant prévenu qu'il faudrait s'armer de patience avant de trouver une éventuelle réponse. "Nous sommes dans un processus et nous avons besoin de temps et d'efforts pour comprendre" ce qui s'est passé, a expliqué à l'AFP le docteur Hung Nguyen-Viet, co-directeur du programme sur la santé humaine et animale à l'Institut international de recherche sur l'élevage à Nairobi. La nouvelle administration Biden a pris ses distances mardi avec la théorie d'une fuite d'un laboratoire, défendue notamment par l'ex-secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo. Elle a toutefois semblé accueillir avec scepticisme les premières conclusions des experts de l'OMS et appelé à ce qu'elles soient vérifiées par les services américains. Mike Pompeo avait accusé Pékin d'avoir dissimulé le nombre réel de malades du Covid-19. L'ex-secrétaire d'Etat n'avait par ailleurs pas totalement exclu l'hypothèse d'une propagation délibérée du virus par la Chine.Avec Belga