Ce virus fait les choux gras de la presse. Rien que du côté francophone, du mercredi 29 janvier au mercredi 5 février, 512 articles sur le coronavirus ont été publiés. L'agence Belga, par exemple, a publié 230 articles en sept jours. Face à un tel afflux d'infos et d' " infaux ", l'OMS s'est vue dans l'obligation de partir en guerre contre la désinformation. Les réseaux sociaux également : Twitter, par exemple, a banni un blog d'infos suite à un article factice sur le coronavirus.

Cette infodémie massive doit pousser professionnels comme citoyens à peser le poids de l'information. Par exemple, comparaison n'est pas raison. Ainsi, il est impossible, selon les épidémiologistes, de comparer le 2019-nCoV à la grippe saisonnière ou aux précédentes pandémies (SRAS, H1N1, MERS). Pourquoi ? Parce que les inquiétudes pèsent plus que les certitudes. Il faut aussi expliquer pourquoi les autorités locales prennent des mesures aussi strictes sans virer dans le complotisme. " Pourquoi déployer l'armée si le virus n'est pas si dangereux qu'on le prétend ? " Pour répondre, il faut sortir du tropisme occidental et comprendre que les mesures prises, si elles sont draconiennes, s'expliquent par la volonté de contenir la propagation du virus à la province de Hubei. Le médecin a également un rôle à jouer. 80,5% de la population fait confiance à son médecin généraliste, selon le dernier Baromètre santé et bien-être de Solidaris. Grâce à ce statut, il doit pouvoir mettre le holà. " Non, vous ne devez pas contourner ce bloc du quartier car un resto chinois y est présent. " Ou encore : " Oui, vous pouvez boire une Corona. " On en est là, malheureusement. Le mot d'ordre : la juste information, avec les données dont on dispose, pas avec des données qu'on extrapole.

Ce virus fait les choux gras de la presse. Rien que du côté francophone, du mercredi 29 janvier au mercredi 5 février, 512 articles sur le coronavirus ont été publiés. L'agence Belga, par exemple, a publié 230 articles en sept jours. Face à un tel afflux d'infos et d' " infaux ", l'OMS s'est vue dans l'obligation de partir en guerre contre la désinformation. Les réseaux sociaux également : Twitter, par exemple, a banni un blog d'infos suite à un article factice sur le coronavirus.Cette infodémie massive doit pousser professionnels comme citoyens à peser le poids de l'information. Par exemple, comparaison n'est pas raison. Ainsi, il est impossible, selon les épidémiologistes, de comparer le 2019-nCoV à la grippe saisonnière ou aux précédentes pandémies (SRAS, H1N1, MERS). Pourquoi ? Parce que les inquiétudes pèsent plus que les certitudes. Il faut aussi expliquer pourquoi les autorités locales prennent des mesures aussi strictes sans virer dans le complotisme. " Pourquoi déployer l'armée si le virus n'est pas si dangereux qu'on le prétend ? " Pour répondre, il faut sortir du tropisme occidental et comprendre que les mesures prises, si elles sont draconiennes, s'expliquent par la volonté de contenir la propagation du virus à la province de Hubei. Le médecin a également un rôle à jouer. 80,5% de la population fait confiance à son médecin généraliste, selon le dernier Baromètre santé et bien-être de Solidaris. Grâce à ce statut, il doit pouvoir mettre le holà. " Non, vous ne devez pas contourner ce bloc du quartier car un resto chinois y est présent. " Ou encore : " Oui, vous pouvez boire une Corona. " On en est là, malheureusement. Le mot d'ordre : la juste information, avec les données dont on dispose, pas avec des données qu'on extrapole.