"Une alimentation végétalienne bien planifiée et variée est bénéfique pour la santé à tous les stades de la vie", contre-argumente le collectif, réuni à l'initiative du cardiologue Lamprini Risos et de la médecin généraliste Catherine Devillers, également militante pour le parti animaliste DierAnimal.

Les signataires, dont trois ont publié des livres sur l'alimentation végétale, disent avoir analysé une par une les études dont l'ARMB s'est inspirée dans deux rapports successifs à charge du végétalisme, publiés en mai et juin dernier. "Les sources citées par l'académie, parfois hors sujet, contredisent ses propres conclusions. Parmi plus de 40 références, seules deux sources allemandes, plus réservées, incitent à la prudence et au suivi régulier des patients végétaliens", indiquent-ils.

Ces médecins ont par ailleurs ajouté 40 références "négligées par l'ARMB", selon eux, dans un rapport transmis à l'instance.

"L'ARMB rejette en bloc les positions officielles d'associations scientifiques internationales faisant office d'autorité dans le domaine de la nutrition", regrettent les signataires qui invitent l'ARMB à revoir sa position.

Dans son avis rendu en juin, l'Académie royale de médecine affirmait que le régime végétalien ne pouvait être observé sans risque majeur que sous suivi médical et était exclu pour les enfants, femmes enceintes et allaitantes. Face à la levée de boucliers suscitée par son rapport, l'instance avait insisté sur sa mission d'information. "La recommandation a pour but d'informer la population de la nécessité d'un encadrement diététique soigneux et des risques encourus en l'absence d'un suivi. Et non d'agresser ou de culpabiliser les parents", avait-elle soutenu".