" Je n'ai pas à justifier d'économies ", a précisé le ministre de la Santé publique. " Car nous continuons à investir massivement en soins de santé. D'abord, prenons les chiffres du budget de l'Inami pour 2023. C'est un budget où il y a un accroissement de 3,3 milliards par rapport à 2022. Bien sûr l'inflation joue. Mais au-delà de l'index pur, c'est un accroissement de 760 millions d'euros. Pour améliorer les soins, innover, aider les prestataires de soins. En 2024, il y aura de nouveau un accroissement. "

+670 millions

Le ministre Vandenbroucke précise qu'il ne s'agit que du budget de l'Inami qui n'est qu'une composante du budget des soins de santé. Or ce n'est que ce budget-là dont la norme de croissance est limitée, précise Vandenbroucke. " Selon nos estimations, même en 2024, au-delà de l'inflation, ce sera un accroissement de 670 millions d'euros, soit [une somme] qui permet d'améliorer l'accessibilité et les nouvelles initiatives. [On a quand même] 2% de croissance, d'investissement. En-dehors du budget de l'Inami, je prendrai des mesures très importantes, particulièrement le refinancement de l'aide médicale urgente. Il y a un problème terrible dans l'aide médicale urgente... "

Le ministre prévoit un montant important de revalorisation tous azimuts. Il a cité 175 millions d'ici 2025.

Questionné à propos du fait que même si le budget des soins de santé croît naturellement, et que le ministre enlève tout de même 75 millions des 175 millions supplémentaires, il ne reste que 100 millions, le ministre a un peu tourné en rond, répétant les investissements massifs qu'il entend faire. " Dès 2023, on va prendre des mesures importantes pour améliorer l'accessibilité financière. Pour l'année 2024, de nouveau, on pourra prendre des mesures supplémentaires pour améliorer la rémunération des prestataires. Il ne s'agit pas d'une évolution spontanée. " Le ministre a souligné l'investissement indispensable dans les SMURs et les soins intensifs.

Pas des économies

Le ministre a en outre, rappelé, à l'aide d'un exemple abstrait que si on prend une initiative nouvelle qui va coûter 100 millions d'euros sur base annuelle mais qui démarre seulement le 1er juin ou le 1er juillet " évidemment on ne va pas dépenser immédiatement les 100 millions début d'année. C'est toujours comme ça. "

Globalement, il a réfuté le terme " d'économies " et garantit que les sous-utilisations des budgets permettraient de prendre des initiatives nouvelles. " On est en train d'investir massivement, beaucoup plus que dans la Suédoise !" (ndlr : qui avait limité la norme de croissance à 1,5%).

Les Engagés, par la voix du Dr Christine Fonck, ont exprimé leurs regrets à la Chambre : " On aurait pu faire un plan d'attractivité des infirmiers qui fuient les hôpitaux, un plan cancer qu'il est urgent de réactiver, un plan d'accessibilité pour les malades chroniques... "

A cela, le ministre a répondu qu'il agissait sur tous ces plans-là. Des mesures nouvelles pour la lutte contre le cancer et 45 millions supplémentaires pour les infirmières spécialisées avec un titre professionnel ad hoc seront budgétés.

Menace de port du masque

Le ministre se veut optimiste : il remarque une réactivation massive à mi-temps des personnes en incapacité de travail.

Enfin, il a été mi-menaçant sur l'épidémie de Covid-19 qui repart légèrement à la hausse. Pas de port du masque obligatoire en vue mais si les personnes à risque ne se font pas vacciner, et que conséquemment l'épidémie reprenait, ce ne serait pas complètement exclu... Nous voilà prévenus. " Les administrations font un travail remarquable mais ce n'est pas suffisant. En Wallonie, les 65 +, 40% environ sont allés se faire vacciner ; à Bruxelles, c'est 30%. C'est nettement insuffisant (...) Si les personnes invitées pour le booster se font vacciner, il n'y a pas de risque. Si la pandémie s'est arrêtée, c'est parce qu'on s'est fait vacciner. "

" Je n'ai pas à justifier d'économies ", a précisé le ministre de la Santé publique. " Car nous continuons à investir massivement en soins de santé. D'abord, prenons les chiffres du budget de l'Inami pour 2023. C'est un budget où il y a un accroissement de 3,3 milliards par rapport à 2022. Bien sûr l'inflation joue. Mais au-delà de l'index pur, c'est un accroissement de 760 millions d'euros. Pour améliorer les soins, innover, aider les prestataires de soins. En 2024, il y aura de nouveau un accroissement. "Le ministre Vandenbroucke précise qu'il ne s'agit que du budget de l'Inami qui n'est qu'une composante du budget des soins de santé. Or ce n'est que ce budget-là dont la norme de croissance est limitée, précise Vandenbroucke. " Selon nos estimations, même en 2024, au-delà de l'inflation, ce sera un accroissement de 670 millions d'euros, soit [une somme] qui permet d'améliorer l'accessibilité et les nouvelles initiatives. [On a quand même] 2% de croissance, d'investissement. En-dehors du budget de l'Inami, je prendrai des mesures très importantes, particulièrement le refinancement de l'aide médicale urgente. Il y a un problème terrible dans l'aide médicale urgente... " Le ministre prévoit un montant important de revalorisation tous azimuts. Il a cité 175 millions d'ici 2025.Questionné à propos du fait que même si le budget des soins de santé croît naturellement, et que le ministre enlève tout de même 75 millions des 175 millions supplémentaires, il ne reste que 100 millions, le ministre a un peu tourné en rond, répétant les investissements massifs qu'il entend faire. " Dès 2023, on va prendre des mesures importantes pour améliorer l'accessibilité financière. Pour l'année 2024, de nouveau, on pourra prendre des mesures supplémentaires pour améliorer la rémunération des prestataires. Il ne s'agit pas d'une évolution spontanée. " Le ministre a souligné l'investissement indispensable dans les SMURs et les soins intensifs. Le ministre a en outre, rappelé, à l'aide d'un exemple abstrait que si on prend une initiative nouvelle qui va coûter 100 millions d'euros sur base annuelle mais qui démarre seulement le 1er juin ou le 1er juillet " évidemment on ne va pas dépenser immédiatement les 100 millions début d'année. C'est toujours comme ça. "Globalement, il a réfuté le terme " d'économies " et garantit que les sous-utilisations des budgets permettraient de prendre des initiatives nouvelles. " On est en train d'investir massivement, beaucoup plus que dans la Suédoise !" (ndlr : qui avait limité la norme de croissance à 1,5%).Les Engagés, par la voix du Dr Christine Fonck, ont exprimé leurs regrets à la Chambre : " On aurait pu faire un plan d'attractivité des infirmiers qui fuient les hôpitaux, un plan cancer qu'il est urgent de réactiver, un plan d'accessibilité pour les malades chroniques... "A cela, le ministre a répondu qu'il agissait sur tous ces plans-là. Des mesures nouvelles pour la lutte contre le cancer et 45 millions supplémentaires pour les infirmières spécialisées avec un titre professionnel ad hoc seront budgétés.Le ministre se veut optimiste : il remarque une réactivation massive à mi-temps des personnes en incapacité de travail.Enfin, il a été mi-menaçant sur l'épidémie de Covid-19 qui repart légèrement à la hausse. Pas de port du masque obligatoire en vue mais si les personnes à risque ne se font pas vacciner, et que conséquemment l'épidémie reprenait, ce ne serait pas complètement exclu... Nous voilà prévenus. " Les administrations font un travail remarquable mais ce n'est pas suffisant. En Wallonie, les 65 +, 40% environ sont allés se faire vacciner ; à Bruxelles, c'est 30%. C'est nettement insuffisant (...) Si les personnes invitées pour le booster se font vacciner, il n'y a pas de risque. Si la pandémie s'est arrêtée, c'est parce qu'on s'est fait vacciner. "