Il a insisté sur la stratégie de vaccination actuelle, qui prévoit de traiter d'abord les plus vulnérables en fonction de leur âge et de leur état de santé, "ce qui prendra encore des semaines".

Les ministres de l'Enseignement des trois Communautés (Caroline Désir, Ben Weyts et Lydia Klinkenberg) ont demandé cette semaine au fédéral de considérer le personnel enseignant comme groupe prioritaire pour la vaccination contre le Covid-19. Ils ont envoyé un courrier en ce sens au Premier ministre Alexander De Croo et au ministre de la Santé publique Frank Vandenbroucke.

Vendredi, le comité de concertation (codeco) a chargé les ministres de l'Enseignement d'élaborer pour lundi une liste de mesures à court terme dans le but de limiter encore les risques de contamination à l'école. Les acteurs de l'école retrouveront d'ailleurs la ministre Désir lundi matin pour en discuter.

Le codeco a déjà décidé de rendre le port du masque obligatoire également en 5e et 6e primaires, ainsi que de reporter après les vacances de Pâques le retour au présentiel à temps plein, qui était prévu pour le 29 mars dans le 2e degré de l'enseignement secondaire.

Un schéma tend à se répandre: les enfants attrapent le virus en classe, le transmettent à leurs parents qui, s'ils ne font pas de télétravail, le communiquent sur leur lieu de travail.

Pour Frank Vandenbroucke, le Comité de concertation de vendredi n'a pas été assez ferme. "Si on se limite aux mesures décidées vendredi, c'est un pari très risqué", a-t-il dit. A ses yeux, pour s'assurer de la réouverture des écoles après Pâques et de l'Horeca au 1er mai, "il faut des mesure supplémentaires".

S'il devait apparaître lundi que les écoles ne peuvent prendre des mesures d'envergure, "alors il faudra prendre des mesures fortes dans d'autres secteurs, car ne rien faire est un pari risqué".

Ces commentaires ont fait grincer des dents au MR. "Critiquer les mesures d'un comité de concertation auquel on a participé est autorisé à certains", a réagi le président des libéraux francophones, George-Louis Bouchez. Sur le fond, "les décisions doivent être guidées par des données objectives et pas par des impressions sur l'un ou l'autre secteur".

Pour le mathématicien Nicolas Franco (Université de Namur, Université de Hasselt), aux services duquel le gouvernement a déjà recouru pour la modélisation de l'évolution de la pandémie, fermer les écoles une semaine de plus après les vacances de Pâques n'aurait qu'un effet faible pour un coût élevé, car les deux semaines de congé de printemps suffiront déjà pour faire baisser la pression de la contamination à l'école.

Belga

Les trois ministres de l'Éducation resserrent les mesures sanitaires dans les écoles

Réfectoires fermés, récréations séparées, cours de gym exclusivement en extérieur. Les ministres de l'Éducation des trois Communautés ont convenu dimanche d'un resserrement des mesures sanitaires dans les écoles à partir de mercredi prochain, après la demande en ce sens formulée vendredi par le Comité de concertation (Codeco).

"La situation (sanitaire) actuelle est loin de justifier une fermeture générale des écoles", a commenté dimanche soir la ministre Caroline Désir lors d'une conférence de presse avec ses homologues Ben Weyts et Lydia Klinkenberg.

"Anticiper les vacances de Pâques aurait par ailleurs été une nouvelle rupture dans la scolarité (...) ce qui n'aurait fait qu'étendre les difficultés (scolaires et psychologiques, ndlr) des enfants", a-t-elle ajouté, rappelant que, selon certains experts eux-mêmes, pareille mesure n'aurait en plus eu qu'un impact sanitaire limité.

Plutôt que des mesures générales, les trois ministres proposent d'agir plus énergiquement là où les risques sont les plus grands. Ainsi, dans les communes du pays où le virus est identifié comme en forte progression, une classe sera dorénavant fermée jusque Pâques dès qu'un seul cas positif y sera décelé.

La bonne aération des locaux fera l'objet d'une nouvelle campagne d'information dans les écoles. Dans la mesure du possible, les récréations seront organisées de manière séparée, toutes les activités devant être menées dans une même bulle-classe.

Les réfectoires seront fermés. Les enfants mangeront en classe ou en extérieur. Les cours de gym seront eux aussi organisés en plein air.

Par ailleurs, les ministres demandent aux parents de veiller à ce que leurs enfants ne se rendent plus à l'école en transport en commun, mais en voiture, à vélo ou à pied pour éviter tout contact rapproché dans les bus, trains ou trams. Toutes les visites de personnes extérieures aux écoles sont par ailleurs interdites. Enfin, les réunions d'enseignants devront se faire à distance.

L'ensemble de ces mesures seront d'application à partir de ce mercredi 24 mars jusqu'aux vacances de Pâques. L'objectif reste d'assurer une rentrée pour tous les élèves en présentiel à 100% dès la rentrée de Pâques, ont assuré en choeur les trois ministres.

Il a insisté sur la stratégie de vaccination actuelle, qui prévoit de traiter d'abord les plus vulnérables en fonction de leur âge et de leur état de santé, "ce qui prendra encore des semaines". Les ministres de l'Enseignement des trois Communautés (Caroline Désir, Ben Weyts et Lydia Klinkenberg) ont demandé cette semaine au fédéral de considérer le personnel enseignant comme groupe prioritaire pour la vaccination contre le Covid-19. Ils ont envoyé un courrier en ce sens au Premier ministre Alexander De Croo et au ministre de la Santé publique Frank Vandenbroucke. Vendredi, le comité de concertation (codeco) a chargé les ministres de l'Enseignement d'élaborer pour lundi une liste de mesures à court terme dans le but de limiter encore les risques de contamination à l'école. Les acteurs de l'école retrouveront d'ailleurs la ministre Désir lundi matin pour en discuter. Le codeco a déjà décidé de rendre le port du masque obligatoire également en 5e et 6e primaires, ainsi que de reporter après les vacances de Pâques le retour au présentiel à temps plein, qui était prévu pour le 29 mars dans le 2e degré de l'enseignement secondaire. Un schéma tend à se répandre: les enfants attrapent le virus en classe, le transmettent à leurs parents qui, s'ils ne font pas de télétravail, le communiquent sur leur lieu de travail. Pour Frank Vandenbroucke, le Comité de concertation de vendredi n'a pas été assez ferme. "Si on se limite aux mesures décidées vendredi, c'est un pari très risqué", a-t-il dit. A ses yeux, pour s'assurer de la réouverture des écoles après Pâques et de l'Horeca au 1er mai, "il faut des mesure supplémentaires". S'il devait apparaître lundi que les écoles ne peuvent prendre des mesures d'envergure, "alors il faudra prendre des mesures fortes dans d'autres secteurs, car ne rien faire est un pari risqué". Ces commentaires ont fait grincer des dents au MR. "Critiquer les mesures d'un comité de concertation auquel on a participé est autorisé à certains", a réagi le président des libéraux francophones, George-Louis Bouchez. Sur le fond, "les décisions doivent être guidées par des données objectives et pas par des impressions sur l'un ou l'autre secteur". Pour le mathématicien Nicolas Franco (Université de Namur, Université de Hasselt), aux services duquel le gouvernement a déjà recouru pour la modélisation de l'évolution de la pandémie, fermer les écoles une semaine de plus après les vacances de Pâques n'aurait qu'un effet faible pour un coût élevé, car les deux semaines de congé de printemps suffiront déjà pour faire baisser la pression de la contamination à l'école.Belga