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Dans le cadre de cette campagne, la Commission des jeux de hasard enverra une lettre d'information aux différents acteurs susceptibles de côtoyer des joueurs pathologiques, tels que les centres publics d'action sociale, les services de médiation de dettes, les médecins généralistes ou encore les administrations communales."Le joueur et sa famille peuvent longtemps cacher les conséquences négatives du jeu", indique la Commission dans son communiqué. "Le déni du joueur quant à son problème et les mensonges pour le cacher rendent le diagnostic difficile. D'où la nécessité d'interpeller les professionnels sur cette problématique."La loi sur les jeux de hasard, les établissements de jeux de hasard et la protection des joueurs, amendée en 2010, permet désormais à toute personne ayant un intérêt à l'arrêt du jeu (famille, médecin ou médiateur de dettes) de demander l'exclusion d'un joueur dépendant.En Belgique, le nombre de joueurs pathologiques est estimé à 44.000, rappelle la Commission des jeux de hasard. Environ 176.000 personnes souffriraient également des conséquences néfastes liées au jeu, comme l'éclatement de la famille, le surendettement, la perte d'emploi, la dépression, voire le suicide.