Pour l'approche du covid, il est important de savoir comment parvenir à un bon diagnostic. Mais une plus grande clarté sur le développement de l'immunité est plus que bienvenue.

Au centre de soins résidentiel Bessemerberg à Lanaken, en plus du test PCR classique pour la détection des personnes atteintes à l'aide d'un écouvillon dans le nez et/ou la gorge, la présence d'anticorps a également été déterminée au moyen traditionnel d'une goutte de sang prélevée par une piqûre au doigt. Cela a été fait avec les résidents ainsi qu'avec le personnel.

Cette recherche a été menée en collaboration avec le Centre académique de médecine générale et le département de virologie de Marc Van Ranst à Leuven.

Résultats

Au sein de la résidence pour personnes âgées Bessemerberg, des IgM ou des IgG ont été trouvés respectivement chez 16% des résidents (14% pour les seuls IgG) et 21% du personnel soignant.

À titre de comparaison : dans une étude portant sur des échantillons de sang de routine, des anticorps contre le coronavirus ont été trouvés dans 4 % de la population générale.

Parmi les résidents dont on sait qu'ils ont un PCR positif (et qui sont donc atteints d'une infection), 37 % ont un test d'anticorps positif - 36 % pour les seuls IgG. Cela signifie qu'un peu plus d'un tiers de ces résidents ont acquis une immunité.

L'âge et le sexe n'ont aucune influence sur le pourcentage de tests d'anticorps positifs.

Un pourcentage de 14% de résidents avec IgG c'est insuffisant pour parler d'une " immunité de groupe ".

Voici les autres conclusions que nous enseigne cette étude :

-Les résultats des anticorps IgM indiquent que ce test ne convient pas pour un diagnostic.

-Mais 37% des patients dont la séropositivité est avérée ont des anticorps indiquant l'immunité deux semaines plus tard.

-L'âge, le sexe ou l'existence ou non de symptômes n'ont aucune influence sur le développement des anticorps.

-L'immunité acquise est trop faible pour parler d'une bonne "immunité collective". Cela s'applique en l'état mais aussi dans un avenir proche.

-Il y a une grande variation entre les résidents des différentes ailes d'une même résidence pour personnes âgées, ce qui peut peut-être augurer d'une vie " à petite échelle " à l'avenir.

Pour l'approche du covid, il est important de savoir comment parvenir à un bon diagnostic. Mais une plus grande clarté sur le développement de l'immunité est plus que bienvenue.Au centre de soins résidentiel Bessemerberg à Lanaken, en plus du test PCR classique pour la détection des personnes atteintes à l'aide d'un écouvillon dans le nez et/ou la gorge, la présence d'anticorps a également été déterminée au moyen traditionnel d'une goutte de sang prélevée par une piqûre au doigt. Cela a été fait avec les résidents ainsi qu'avec le personnel.Cette recherche a été menée en collaboration avec le Centre académique de médecine générale et le département de virologie de Marc Van Ranst à Leuven.Au sein de la résidence pour personnes âgées Bessemerberg, des IgM ou des IgG ont été trouvés respectivement chez 16% des résidents (14% pour les seuls IgG) et 21% du personnel soignant.À titre de comparaison : dans une étude portant sur des échantillons de sang de routine, des anticorps contre le coronavirus ont été trouvés dans 4 % de la population générale.Parmi les résidents dont on sait qu'ils ont un PCR positif (et qui sont donc atteints d'une infection), 37 % ont un test d'anticorps positif - 36 % pour les seuls IgG. Cela signifie qu'un peu plus d'un tiers de ces résidents ont acquis une immunité.L'âge et le sexe n'ont aucune influence sur le pourcentage de tests d'anticorps positifs.Un pourcentage de 14% de résidents avec IgG c'est insuffisant pour parler d'une " immunité de groupe ".Voici les autres conclusions que nous enseigne cette étude :-Les résultats des anticorps IgM indiquent que ce test ne convient pas pour un diagnostic.-Mais 37% des patients dont la séropositivité est avérée ont des anticorps indiquant l'immunité deux semaines plus tard.-L'âge, le sexe ou l'existence ou non de symptômes n'ont aucune influence sur le développement des anticorps.-L'immunité acquise est trop faible pour parler d'une bonne "immunité collective". Cela s'applique en l'état mais aussi dans un avenir proche.-Il y a une grande variation entre les résidents des différentes ailes d'une même résidence pour personnes âgées, ce qui peut peut-être augurer d'une vie " à petite échelle " à l'avenir.