Les chercheurs Luc Rocher et Julien Hendrickx de l'UCLouvain ainsi qu'Yves-Alexandre de Montjoye de l'Imperial College London partent du constat que plus les informations saisies sont nombreuses, plus la probabilité de désanoymiser ces données est élevée. "Nos données à caractère personnel, régulièrement collectées et partagées de manière 'anonymisées', ne sont finalement pas si anonymes que ça, dès lors qu'on collecte un nombre suffisant de caractéristiques d'une personne", soulignent-ils lundi dans un communiqué.

Leur outil, baptisé "Observatoire de l'Anonymat", démontre que la combinaison de quelques éléments d'information seulement peut suffire à identifier correctement une personne.

Concrètement, toutes les informations que les utilisateurs peuvent saisir sur le site de l'Observatoire de l'Anonymat sont des données standards fréquemment demandées sur les sites web, lors d'enquêtes, ou encore par les applis (code postal, genre, date de naissance, état civil...). Le site informe ensuite l'internaute du degré de certitude avec lequel il peut être "ré-identifié" sur base de ces informations. En bref, il permet de réaliser à partir de quel moment nos données ne sont plus anonymes.

"Les entreprises et les gouvernements ont minimisé le risque de réidentification en faisant valoir que les données qu'ils collectent sont toujours incomplètes. Ils allèguent que l'identification d'une personne correcte parmi un ensemble de données anonymes est malaisée dans tous les cas. Or ce site web démontre que la combinaison de quelques éléments d'information fondamentaux peut suffire à identifier correctement une personne", avancent les chercheurs.

Selon eux, "les décideurs politiques devraient prendre davantage de mesures pour protéger les individus contre l'utilisation du terme 'anonyme' lorsque les données peuvent être réidentifiées, ce qui peut avoir des implications graves pour la carrière, mais aussi pour la vie privée et les finances" des personnes concernées, concluent-ils.

Avec Belga

Les chercheurs Luc Rocher et Julien Hendrickx de l'UCLouvain ainsi qu'Yves-Alexandre de Montjoye de l'Imperial College London partent du constat que plus les informations saisies sont nombreuses, plus la probabilité de désanoymiser ces données est élevée. "Nos données à caractère personnel, régulièrement collectées et partagées de manière 'anonymisées', ne sont finalement pas si anonymes que ça, dès lors qu'on collecte un nombre suffisant de caractéristiques d'une personne", soulignent-ils lundi dans un communiqué. Leur outil, baptisé "Observatoire de l'Anonymat", démontre que la combinaison de quelques éléments d'information seulement peut suffire à identifier correctement une personne. Concrètement, toutes les informations que les utilisateurs peuvent saisir sur le site de l'Observatoire de l'Anonymat sont des données standards fréquemment demandées sur les sites web, lors d'enquêtes, ou encore par les applis (code postal, genre, date de naissance, état civil...). Le site informe ensuite l'internaute du degré de certitude avec lequel il peut être "ré-identifié" sur base de ces informations. En bref, il permet de réaliser à partir de quel moment nos données ne sont plus anonymes. "Les entreprises et les gouvernements ont minimisé le risque de réidentification en faisant valoir que les données qu'ils collectent sont toujours incomplètes. Ils allèguent que l'identification d'une personne correcte parmi un ensemble de données anonymes est malaisée dans tous les cas. Or ce site web démontre que la combinaison de quelques éléments d'information fondamentaux peut suffire à identifier correctement une personne", avancent les chercheurs. Selon eux, "les décideurs politiques devraient prendre davantage de mesures pour protéger les individus contre l'utilisation du terme 'anonyme' lorsque les données peuvent être réidentifiées, ce qui peut avoir des implications graves pour la carrière, mais aussi pour la vie privée et les finances" des personnes concernées, concluent-ils.Avec Belga