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L'offre de médicaments moins chers augmente chaque année, se réjouit la MC. En 2011, pour la première fois, cette offre a atteint le seuil psychologique de la moitié des médicaments remboursables disponibles sur le marché. " La politique de réduction des prix des médicaments porte donc ses fruits. C'est bon pour le porte-monnaie des patients et pour l'assurance maladie et ce, sans porter atteinte à la qualité des soins ", déclare Jean Hermesse, secrétaire général de la MC.Avec les récentes mesures prises encourageant la prescription sous le nom de la molécule (DCI), cette tendance se confirmera "sans nul doute". Mais Jean Hermesse formule encore d'autres propositions pour diminuer les prix. Premièrement, il faut encore encourager la prescription des médicaments sous le nom de la molécule (DCI), car dans ce cas, le pharmacien est tenu de délivrer un des moins chers disponibles au sein des médicaments bon marché. En 2011, ces prescriptions ne représentaient que 7%. Deuxièmement, pour 10% des médicaments, le patient paie encore trop. Ce sont des médicaments pour lesquels une variante moins chère est disponible mais dont les prix n'ont pas été diminués par les fabricants. Dans ce cas, le patient paie la différence de sa poche, soit près de 15 millions d'euros pour tous les membres de la MC. Selon la MC, ce supplément devrait être interdit pour les médicaments entrant dans ce système de remboursement. " Bien qu'un travail conséquent ait déjà été réalisé pour diminuer les prix des médicaments, on s'attelle encore trop peu à réduire la quantité de médicaments consommés " estime Jean Hermesse. Les médicaments anti-cholestérol arrivent encore toujours en tête du top 10 des médicaments les plus utilisés : 680 000 membres de la MC en ont consommé en 2011 et cela représente un coût de 117 millions d'euros. Les antidépresseurs occupent, eux, la cinquième place. Si on classe les médicaments en fonction du nombre de patients qui les prennent, les antibiotiques remontent fortement dans le classement : 1,2 million de membres MC ont pris au moins une fois des antibiotiques en 2011, ce qui équivaut à plus d'un quart de la population." Les données internationales montrent que les Belges consomment encore beaucoup et peut-être trop de médicaments. Modifier nos habitudes en la matière s'avère donc nécessaire, tant chez les patients que chez les médecins-prescripteurs. Nous devons miser davantage sur la prévention dans le cas des anti-cholestérol et des antidépresseurs. Les problématiques complexes et sérieuses nécessitent, de fait, une approche globale. La prévention demande plus d'efforts que la prise d'une pilule mais elle est bénéfique pour tous ", conclut Jean Hermesse.