...

Or, la loi prévoit l'entrée en vigueur du système de tiers payant social obligatoire (remboursement des prestations des médecins directement par les mutuelles) et de la facturation électronique pour le 1er octobre. Cette période de transition, dont la durée n'a pas été clairement déterminée, a été approuvée lundi au Comité de l'assurance de l'Inami, précise M. Moens.Les syndicats médicaux avaient déjà fait connaître leur opposition à l'instauration de ce tiers-payant obligatoire, mais ils l'acceptent tout de même "à contre-coeur", parce que "de lourdes sanctions administratives sont prévues en cas de violation de la loi". "En tant que syndicats responsables, nous ne voulons pas pousser les médecins se rendant coupables de telles pratiques", ajoute le vice-président de l'Absym.M. Moens estime encore que des modifications positives pour les médecins généralistes ont tout de même pu être obtenues durant les négociations. "Par exemple, la lecture de la carte d'identité du patient ne doit plus intervenir qu'une fois par an. De plus, le délai entre la consultation et le remboursement au médecin ne dépassera pas deux semaines, sinon des intérêts de retard pourront être réclamés."L'accord de gouvernement prévoit que le régime du tiers payant obligatoire chez le médecin généraliste soit d'abord instauré pour les patients qui bénéficient de l'intervention majorée (remboursement plus important des soins de santé). Ces derniers payaient jusqu'à présent un ticket modérateur (part personnelle) moindre, de un euro, mais devaient avancer les honoraires avant d'être remboursés par la mutuelle. Le nouveau système verra aussi la disparition au 1er octobre de l'attestation de soins sur papier mais uniquement en cas de facturation électronique.