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" Je voudrais simplement porter à votre attention la décision incompréhensible d'un juge. Le 29 décembre 2015, une patiente se présente à la consultation. Elle est 25 minutes en retard pour la 3e fois consécutive. Au surplus, elle a déjà pris rendez-vous et l'a annulé 16 fois sans préavis. Je fais donc une remarque car mon horaire de consultation est très chargé et je lui dis qu'à l'avenir elle ne peut plus prendre rendez-vous mais plutôt venir à la consultation sans rendez-vous. Ceci provoque une réaction d'une agressivité jamais observée qui lui fait jeter sa canette énergisante contre le mur ainsi que des chaises de la salle d'attente dans la rue et elle tambourine violemment la porte d'entrée. Le tout assorti de menaces et d'insultes homophobes. Ensuite, l'agresseur se fait admettre à l'hôpital Saint-Luc et y dépose un faux témoignage selon lequel je l'aurais poussée dans l'escalier. Heureusement, j'ai 2 témoins oculaires dont une patiente qui a dû éviter qu'une chaise ne heurte sa tête. J'appelle bien sûr la police qui arrive étrangement très rapidement sur place probablement en raison du décès récent du Dr Patrik Roelandt. Vendredi dernier, je reçois une réponse du ministère de l'Intérieur selon laquelle ma plainte sera classée sans suite. Je suis déjà content que cette affaire soit derrière moi mais je suis étonné de la communication malheureuse du juge, je cite : 'que les faits en eux-mêmes ont trop peu d'impact sur la vie en société. Etant donné les répercussions sociétales limitées des faits, le dossier est classé sans suite.' Et moi qui pensais que l'agression d'un médecin pendant l'exercice de sa fonction est une circonstance aggravante... Ce n'est donc pas le cas. C'est non-pertinent d'un point de vue sociétal. Dont acte. "