Elle pointe maintenant la contribution des hôpitaux au réchauffement climatique, particulièrement dans leurs volets transport, incinération, air conditionné (on peut ajouter l'informatisation), certains gaz anesthésiants. Plus un état a un secteur de santé performant, plus il pollue. On ne sera pas étonné que la Belgique est dès lors très néfaste pour la Planète, avec 5,5% des émissions totales, tandis que l'Inde est un modèle avec seulement 1,5%.Mais une fois qu'on a dit cela, qu'est-ce qu'on fait ?

Regardons si d'autres secteurs peuvent servir d'exemples. L'enseignement avec son ballet de mamans taxis, ses milliers de classes chauffées et son informatisation, c'est pas mal nocif. Mais là heureusement, une jeune prophétesse suédoise, Greta Thurnberg, devenue l'icône des médias et conseillère écoutée de l'ONU et des gouvernants, propose de ne plus aller à l'école. C'est autrement plus radical que de réduire d'un ou deux degrés le chauffage dans une classe ou une chambre d'hôpital. Les ados y ont d'ailleurs apporté leur soutien inconditionnel par une grève malheureusement limitée à quelques jeudis, ce qui ne permet pas de réaliser le projet intégral en fermant les écoles. Ils manifestent d'ailleurs sans se séparer de leurs smart phones et autres tablettes, pourtant responsables selon une autre ONG, Greenpeace, d'émissions encore pires.

Dans une approche parallèle, peut-on proposer de supprimer le secteur de santé, au niveau mondial évidemment, ou au moins l'aligner sur le modèle indien ?

Il ne faut pas perdre de vue que le secteur des soins porte une responsabilité bien plus importante dans le réchauffement climatique que la seule émission de CO2. Celui-ci est dû à l'activité humaine. On serait arrivé selon des collapsologues à ce moment critique de l'humanité où l'empreinte humaine irréversible menace l'équilibre de l'écosystème, l'anthropocène. Il y a seulement 600 ans, la terre ne nourrissait que 375 millions de personnes. Et encore, durant ce 15e siècle, le conquérant mongol Tamerlan a éliminé 5% de cette population mondiale lors de ses guerres et la peste noire en 5 ans en a supprimé 50 millions de plus. Il faut savoir reconnaître que si la médecine n'est pas seule responsable de l'allongement de la vie, de la lutte contre les épidémies et les maladies ravageuses, de la sécurité des accouchements, elle y est pour beaucoup. Il faut donc décider ce qu'on veut faire de la médecine durant la période de transition écologique et la période post apocalypse.

La solution : Retour au Moyen Age

On n'a plus beaucoup de temps pour réfléchir. Yves Cochet, l'ancien ministre français du gouvernement Jospin, que personne ne songerait à considérer comme s'entourant de rigolos, élu Ecolo les verts et compagnon de l'écologiste Dominique Voynet, nous annonce l'apocalypse pour 2035[1].

Ses critiques les plus sévères se contentent de contester la date. Or dans sa vision il n'y a plus de place pour la médecine. Lorsqu'on reprochait aux écolos de nous prédire un avenir inconnu, le ministre et scientifique socialiste français Allegre répondait : Mais si, on sait : Voyez le Moyen âge.

Il ne croyait pas si bien dire. Ce n'était pas une boutade.

L'auteur écologiste prévoit à brève échéance l'épuisement des énergies fossiles entraînant la disparition de l'électricité source de la vie moderne. Ajoutons le réchauffement du permafrost ou pergélisol, cette surface de sol gelée en permanence sous une fine couche de terre, avec la libération de méthane mais aussi des virus qui y seraient emprisonnés depuis les périodes glaciaires. On y a déjà détecté l'anthrax mais aussi des virus géants inconnus suspectés d'avoir anéanti la race des Néandertaliens. En découleront les famines, les épidémies, les pénuries de toutes sortes et surtout des guerres sans merci pour le dernier puits ou le dernier poulet. Il devrait rester 2 milliards d'individus dénués de tout pour relancer la civilisation après quelques années d'enfer.

Hippo-mobilité

En vue de ce cataclysme, l'ancien ministre, par ailleurs mathématicien de son état, propose d'abandonner l'idée de voiture électrique-sans énergie, pas d'électricité- mais de préparer une transition écologique plus radicale où la mobilité sera hippomobile. Il faudrait créer des milliers de haras pour faire passer en France le nombre actuel de chevaux de trait de 200 000 à 10 millions. Simultanément Renault et PSA devraient réorienter leur production vers des fiacres et des diligences[2]. En attendant, monsieur Cochet s'est déjà réfugié dans une propriété en autarcie. A l'opposé des survivalistes américains qui s'arment jusqu'aux dents pour repousser les affamés qui voudraient s'emparer de leurs boîtes de conserve, il croit que le renouveau viendra de la solidarité des peuples. Sans blague !

En attendant, profitons de l'électricité et du chauffage, des supérettes, des steaks frites et de notre médecine. Si on supprime les avions et paquebots low cost et le tourisme, mais surtout ce facteur majeur que sont la modification de l'utilisation des sols avec ce crime de déforestation et la pollution de l'eau, ce serait déjà bien. Rien n'empêche les facultés de médecine d'initier à toutes fins utiles les étudiants à la médecine de l'époque napoléonienne sans médicaments et de former des chamans, du moment qu'elles fassent la différence entre l'effet des antibiotiques et celui de la prière et du mental.

Et si tout à coup, à l'époque annoncée, il y avait une baisse de l'activité solaire, comme l'évoque le Royal Astronomical Society (RU) ainsi que certains chercheurs à la NASA, dit-on. Ce serait une nouvelle période glaciaire style Minimum de Maulder ; on serait à peu près dans les temps des cycles sauf si le CO2 retarde leurs déroulements[3]. On aurait l'air malins en short dans la neige par -25°.

[1] Yves Cochet, Devant l'effondrement,essai de Collapsologie, Les liens qui libèrent, 2019.

[2] Authentique !

[3] Le Figaro, 13/7/2015.

Elle pointe maintenant la contribution des hôpitaux au réchauffement climatique, particulièrement dans leurs volets transport, incinération, air conditionné (on peut ajouter l'informatisation), certains gaz anesthésiants. Plus un état a un secteur de santé performant, plus il pollue. On ne sera pas étonné que la Belgique est dès lors très néfaste pour la Planète, avec 5,5% des émissions totales, tandis que l'Inde est un modèle avec seulement 1,5%.Mais une fois qu'on a dit cela, qu'est-ce qu'on fait ?Regardons si d'autres secteurs peuvent servir d'exemples. L'enseignement avec son ballet de mamans taxis, ses milliers de classes chauffées et son informatisation, c'est pas mal nocif. Mais là heureusement, une jeune prophétesse suédoise, Greta Thurnberg, devenue l'icône des médias et conseillère écoutée de l'ONU et des gouvernants, propose de ne plus aller à l'école. C'est autrement plus radical que de réduire d'un ou deux degrés le chauffage dans une classe ou une chambre d'hôpital. Les ados y ont d'ailleurs apporté leur soutien inconditionnel par une grève malheureusement limitée à quelques jeudis, ce qui ne permet pas de réaliser le projet intégral en fermant les écoles. Ils manifestent d'ailleurs sans se séparer de leurs smart phones et autres tablettes, pourtant responsables selon une autre ONG, Greenpeace, d'émissions encore pires.Dans une approche parallèle, peut-on proposer de supprimer le secteur de santé, au niveau mondial évidemment, ou au moins l'aligner sur le modèle indien ?Il ne faut pas perdre de vue que le secteur des soins porte une responsabilité bien plus importante dans le réchauffement climatique que la seule émission de CO2. Celui-ci est dû à l'activité humaine. On serait arrivé selon des collapsologues à ce moment critique de l'humanité où l'empreinte humaine irréversible menace l'équilibre de l'écosystème, l'anthropocène. Il y a seulement 600 ans, la terre ne nourrissait que 375 millions de personnes. Et encore, durant ce 15e siècle, le conquérant mongol Tamerlan a éliminé 5% de cette population mondiale lors de ses guerres et la peste noire en 5 ans en a supprimé 50 millions de plus. Il faut savoir reconnaître que si la médecine n'est pas seule responsable de l'allongement de la vie, de la lutte contre les épidémies et les maladies ravageuses, de la sécurité des accouchements, elle y est pour beaucoup. Il faut donc décider ce qu'on veut faire de la médecine durant la période de transition écologique et la période post apocalypse.On n'a plus beaucoup de temps pour réfléchir. Yves Cochet, l'ancien ministre français du gouvernement Jospin, que personne ne songerait à considérer comme s'entourant de rigolos, élu Ecolo les verts et compagnon de l'écologiste Dominique Voynet, nous annonce l'apocalypse pour 2035[1].Ses critiques les plus sévères se contentent de contester la date. Or dans sa vision il n'y a plus de place pour la médecine. Lorsqu'on reprochait aux écolos de nous prédire un avenir inconnu, le ministre et scientifique socialiste français Allegre répondait : Mais si, on sait : Voyez le Moyen âge.Il ne croyait pas si bien dire. Ce n'était pas une boutade.L'auteur écologiste prévoit à brève échéance l'épuisement des énergies fossiles entraînant la disparition de l'électricité source de la vie moderne. Ajoutons le réchauffement du permafrost ou pergélisol, cette surface de sol gelée en permanence sous une fine couche de terre, avec la libération de méthane mais aussi des virus qui y seraient emprisonnés depuis les périodes glaciaires. On y a déjà détecté l'anthrax mais aussi des virus géants inconnus suspectés d'avoir anéanti la race des Néandertaliens. En découleront les famines, les épidémies, les pénuries de toutes sortes et surtout des guerres sans merci pour le dernier puits ou le dernier poulet. Il devrait rester 2 milliards d'individus dénués de tout pour relancer la civilisation après quelques années d'enfer.En vue de ce cataclysme, l'ancien ministre, par ailleurs mathématicien de son état, propose d'abandonner l'idée de voiture électrique-sans énergie, pas d'électricité- mais de préparer une transition écologique plus radicale où la mobilité sera hippomobile. Il faudrait créer des milliers de haras pour faire passer en France le nombre actuel de chevaux de trait de 200 000 à 10 millions. Simultanément Renault et PSA devraient réorienter leur production vers des fiacres et des diligences[2]. En attendant, monsieur Cochet s'est déjà réfugié dans une propriété en autarcie. A l'opposé des survivalistes américains qui s'arment jusqu'aux dents pour repousser les affamés qui voudraient s'emparer de leurs boîtes de conserve, il croit que le renouveau viendra de la solidarité des peuples. Sans blague !En attendant, profitons de l'électricité et du chauffage, des supérettes, des steaks frites et de notre médecine. Si on supprime les avions et paquebots low cost et le tourisme, mais surtout ce facteur majeur que sont la modification de l'utilisation des sols avec ce crime de déforestation et la pollution de l'eau, ce serait déjà bien. Rien n'empêche les facultés de médecine d'initier à toutes fins utiles les étudiants à la médecine de l'époque napoléonienne sans médicaments et de former des chamans, du moment qu'elles fassent la différence entre l'effet des antibiotiques et celui de la prière et du mental.Et si tout à coup, à l'époque annoncée, il y avait une baisse de l'activité solaire, comme l'évoque le Royal Astronomical Society (RU) ainsi que certains chercheurs à la NASA, dit-on. Ce serait une nouvelle période glaciaire style Minimum de Maulder ; on serait à peu près dans les temps des cycles sauf si le CO2 retarde leurs déroulements[3]. On aurait l'air malins en short dans la neige par -25°.[1] Yves Cochet, Devant l'effondrement,essai de Collapsologie, Les liens qui libèrent, 2019.[2] Authentique ![3] Le Figaro, 13/7/2015.