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Seules 3 à 5 personnes sur 100 parviennent à arrêter de fumer sans soutien extérieur. C'est " catastrophiquement bas ", rappelle la Fondation contre le cancer. En comparaison, 15 à 20% des cocaïnomanes et héroïnomanes se débarrassent de leur addiction dès la première tentative.Pour arrêter de façon définitive, un fumeur doit donc être assisté, démontre le nouveau rapport de Tabacstop. " On y parvient jusqu'à 10 fois mieux avec l'aide d'un coach personnel ".La nicotine est une substance particulièrement addictive. Mais les médicaments peuvent atténuer les principaux symptômes physiques de manque. " Un bon tabacologue peut doser correctement cette médication pour obtenir un arrêt confortable ", poursuit la Fondation. Sans oublier que le médecin traitant est consulté afin d'exclure toute contre-indication.Pourtant, l'association ne cesse de constater un déséquilibre flagrant entre les recettes fiscales engendrées par les produits du tabac et les dépenses pour l'aide à l'arrêt tabagique. Appel à l'aide gouvernementale En 2014, le gouvernement fédéral a financé à hauteur de 5,5 millions d'euros les entretiens chez le tabacologue ou le médecin, les projets d'aide à l'arrêt (dont Tabacstop) ou encore l'aide médicamenteuse (Champix, Zyban) dans les pharmacies publiques. Soit 0,19% des recettes fiscales flirtant avec les 3 milliards d'euros.Or, déplore la Fondation contre le cancer, dans le cadre du Taxshift, les recettes fiscales provenant des ventes de cigarettes et de tabac à rouler sont à nouveau considérées comme un moyen de conserver l'équilibre budgétaire.Avec l'augmentation des marges bénéficiaires, il n'en faut pas plus à la Fondation pour parler de " cadeau que fait ce gouvernement à l'industrie du tabac ".> Suivez-nous sur les réseaux sociaux: @jdmedecin ou Le Jdm