Sanofi, qui développe ce vaccin conjointement avec GSK - qui lui fournit son adjuvant -, comptait récemment encore démarrer fin décembre la toute dernière phase d'essais sur l'homme avant l'homologation des autorités ("phase 3").

Cependant, la conduite du programme "est retardée afin d'améliorer la réponse immunitaire chez les personnes âgées", indiquent les groupes dans un communiqué.

Chez des adultes âgés de 18 à 49 ans, les premiers résultats ont montré une réponse immunitaire "comparable à celle des patients qui se sont rétablis d'une infection Covid-19". Mais "la réponse insuffisante observée chez les adultes plus âgés souligne la nécessité d'affiner la concentration d'antigènes de manière à obtenir une réponse immunitaire élevée dans toutes les tranches d'âge", précise le communiqué.

"Les résultats de l'étude ne sont pas à la hauteur de nos espérances", commente Roger Connor, président de GSK Vaccines. "Nous sommes convaincus que l'adjuvant de GSK, combiné à un antigène de la Covid-19, peut induire une forte réponse immunitaire avec un profil de réactogénicité acceptable. Il est également évident que plusieurs vaccins seront nécessaires pour juguler cette pandémie."

"Nous sommes naturellement déçus de devoir annoncer ce retard, mais toutes les décisions que nous prenons sont et resteront toujours motivées par des considérations scientifiques", ajoute Thomas Triomphe, vice-président exécutif et responsable de Sanofi Pasteur. "La décision que nos partenaires prendront dans quelques mois sera beaucoup plus éclairée du point de vue des informations qu'ils auront à disposition", estime-t-il. "Ce sont donc trois à quatre mois de retard, mais avec au bout du compte plus d'informations sur une meilleure formulation. Il reviendra à nos partenaires de décider s'ils veulent commander des doses."

Elimination du virus dans les voies nasales

Un test de challenge récent mené sur des primates non-humains avec une formulation d'antigènes améliorée a montré que le candidat-vaccin pourrait conférer une protection contre les pathologies pulmonaires et entraîner l'élimination rapide du virus dans les voies nasales et les poumons en l'espace de 2 à 4 jours.

Une étude de phase 2b avec une formulation d'antigène améliorée débutera en février 2021, sur base, d'un test récemment mené sur des primates non-humains avec une formulation d'antigènes améliorée. Celui-ci a en effet montré que le candidat-vaccin pourrait apporter une protection contre les pathologies pulmonaires et "entraîner l'élimination rapide du virus dans les voies nasales et les poumons en l'espace de deux à quatre jours".

Les deux entreprises prévoient désormais que leur vaccin sera disponible au quatrième trimestre 2021. Sanofi et GSK espéraient initialement présenter une demande d'homologation au premier semestre 2021 et livrer un milliard de doses cette même année.

Traditionnellement, développer un nouveau vaccin prend du temps et de l'argent: selon les spécialistes du secteur, il faut en effet compter environ un milliard d'euros et 10 ans en moyenne.

Pour le Covid, la recherche, dopée par des financements exceptionnels et des partenariats public-privés, a toutefois pulvérisé les échéances habituelles. Ainsi, 11 vaccins à travers le monde sont déjà passés en dernière phase d'essais cliniques.

Parmi eux, plusieurs ont déjà publié des résultats d'efficacité, dont l'américain Pfizer, qui travaille en collaboration avec la biotech allemande BioNtech. Le Royaume-Uni a déjà donné son feu vert à leur vaccin et débuté une campagne de vaccination mardi.

Celui de la biotech américaine Moderna pourrait de son côté être autorisé dès la semaine prochaine aux Etats-Unis.

Belga/AFP

Sanofi, qui développe ce vaccin conjointement avec GSK - qui lui fournit son adjuvant -, comptait récemment encore démarrer fin décembre la toute dernière phase d'essais sur l'homme avant l'homologation des autorités ("phase 3"). Cependant, la conduite du programme "est retardée afin d'améliorer la réponse immunitaire chez les personnes âgées", indiquent les groupes dans un communiqué. Chez des adultes âgés de 18 à 49 ans, les premiers résultats ont montré une réponse immunitaire "comparable à celle des patients qui se sont rétablis d'une infection Covid-19". Mais "la réponse insuffisante observée chez les adultes plus âgés souligne la nécessité d'affiner la concentration d'antigènes de manière à obtenir une réponse immunitaire élevée dans toutes les tranches d'âge", précise le communiqué. "Les résultats de l'étude ne sont pas à la hauteur de nos espérances", commente Roger Connor, président de GSK Vaccines. "Nous sommes convaincus que l'adjuvant de GSK, combiné à un antigène de la Covid-19, peut induire une forte réponse immunitaire avec un profil de réactogénicité acceptable. Il est également évident que plusieurs vaccins seront nécessaires pour juguler cette pandémie." "Nous sommes naturellement déçus de devoir annoncer ce retard, mais toutes les décisions que nous prenons sont et resteront toujours motivées par des considérations scientifiques", ajoute Thomas Triomphe, vice-président exécutif et responsable de Sanofi Pasteur. "La décision que nos partenaires prendront dans quelques mois sera beaucoup plus éclairée du point de vue des informations qu'ils auront à disposition", estime-t-il. "Ce sont donc trois à quatre mois de retard, mais avec au bout du compte plus d'informations sur une meilleure formulation. Il reviendra à nos partenaires de décider s'ils veulent commander des doses." Un test de challenge récent mené sur des primates non-humains avec une formulation d'antigènes améliorée a montré que le candidat-vaccin pourrait conférer une protection contre les pathologies pulmonaires et entraîner l'élimination rapide du virus dans les voies nasales et les poumons en l'espace de 2 à 4 jours. Une étude de phase 2b avec une formulation d'antigène améliorée débutera en février 2021, sur base, d'un test récemment mené sur des primates non-humains avec une formulation d'antigènes améliorée. Celui-ci a en effet montré que le candidat-vaccin pourrait apporter une protection contre les pathologies pulmonaires et "entraîner l'élimination rapide du virus dans les voies nasales et les poumons en l'espace de deux à quatre jours". Les deux entreprises prévoient désormais que leur vaccin sera disponible au quatrième trimestre 2021. Sanofi et GSK espéraient initialement présenter une demande d'homologation au premier semestre 2021 et livrer un milliard de doses cette même année. Traditionnellement, développer un nouveau vaccin prend du temps et de l'argent: selon les spécialistes du secteur, il faut en effet compter environ un milliard d'euros et 10 ans en moyenne. Pour le Covid, la recherche, dopée par des financements exceptionnels et des partenariats public-privés, a toutefois pulvérisé les échéances habituelles. Ainsi, 11 vaccins à travers le monde sont déjà passés en dernière phase d'essais cliniques. Parmi eux, plusieurs ont déjà publié des résultats d'efficacité, dont l'américain Pfizer, qui travaille en collaboration avec la biotech allemande BioNtech. Le Royaume-Uni a déjà donné son feu vert à leur vaccin et débuté une campagne de vaccination mardi. Celui de la biotech américaine Moderna pourrait de son côté être autorisé dès la semaine prochaine aux Etats-Unis. Belga/AFP