La réduction du nombre de maternité a eu l'effet d'une douche froide, précise l'UPSFB. " La réduction du nombre de maternité dans notre pays n'est-elle pas la solution de facilité ? Le secteur de la santé est sûrement un des secteurs les plus coûteux pour un pays, mais il s'agit également du secteur le plus humain dans lequel il semble légitime d'investir. "

Les sage-femmes s'interrogent sur la légitimité de la fermeture des maternités " comme première et unique mesure ".

" Nous avons de grands défis à mener pour réduire le taux de césarienne, sortir de l'hyper médicalisation des naissances qui ont des répercussions importantes sur le budget des soins de santé, avec aussi comme priorité la promotion de la santé des femmes, le respect de leur choix en matière de lieu et d'accompagnement des naissances. "

Sages-femmes en phase aiguë

Les sages-femmes hospitalières ont vu leur charge de travail augmenter, elles travaillent essentiellement en phase aiguë. " Cette augmentation se ressent également au domicile, où le relais est parfois laborieux par manque de communication, de coordination. Elles n'ont tout simplement plus le temps pour mettre en place des suivis coordonnés, ce qui peut insécuriser les jeunes parents. Il faut dire que le secteur n'est pas aidé, les sages-femmes n'ont pu compter sur aucune aide pour communiquer sur les possibilités de prise en charge. Si la charge de travail a considérablement augmenté, il n'en est rien en ce qui concerne la revalorisation du métier ! L'économie a dépassé l'aspect financier, nous avons également économisé sur la qualité. "

Les sages-femmes rappellent que des expériences de fermeture de petites maternité se sont révélées infructueuses. Tout ramener à l'économisme est une erreur.

Pas de polyvalence infirmières/sages-femmes

L'UPSFB précise en outre que " dans les services de maternité et les salles de naissance ce sont des sages-femmes qui travaillent et non plus des infirmières. La polyvalence souhaitée est donc inenvisageable dans des domaines qui sortent de la compétence des sages-femmes. Depuis Octobre 2018, il n'y a plus d'assimilation entre les deux professions, ce qui prouve bien qu'il s'agit de deux professions différentes ".

Enfin, la fermeture d'une maternité a des conséquences également sur d'autres services : pédiatrie, laboratoires, radiologie ou même les services plus généraux comme la chirurgie ou la médecine générale peuvent s'en voir impacté. " S'en prendre à une maternité, c'est s'en prendre à l'hôpital entier ! "

La réduction du nombre de maternité a eu l'effet d'une douche froide, précise l'UPSFB. " La réduction du nombre de maternité dans notre pays n'est-elle pas la solution de facilité ? Le secteur de la santé est sûrement un des secteurs les plus coûteux pour un pays, mais il s'agit également du secteur le plus humain dans lequel il semble légitime d'investir. "Les sage-femmes s'interrogent sur la légitimité de la fermeture des maternités " comme première et unique mesure "." Nous avons de grands défis à mener pour réduire le taux de césarienne, sortir de l'hyper médicalisation des naissances qui ont des répercussions importantes sur le budget des soins de santé, avec aussi comme priorité la promotion de la santé des femmes, le respect de leur choix en matière de lieu et d'accompagnement des naissances. "Les sages-femmes hospitalières ont vu leur charge de travail augmenter, elles travaillent essentiellement en phase aiguë. " Cette augmentation se ressent également au domicile, où le relais est parfois laborieux par manque de communication, de coordination. Elles n'ont tout simplement plus le temps pour mettre en place des suivis coordonnés, ce qui peut insécuriser les jeunes parents. Il faut dire que le secteur n'est pas aidé, les sages-femmes n'ont pu compter sur aucune aide pour communiquer sur les possibilités de prise en charge. Si la charge de travail a considérablement augmenté, il n'en est rien en ce qui concerne la revalorisation du métier ! L'économie a dépassé l'aspect financier, nous avons également économisé sur la qualité. "Les sages-femmes rappellent que des expériences de fermeture de petites maternité se sont révélées infructueuses. Tout ramener à l'économisme est une erreur.L'UPSFB précise en outre que " dans les services de maternité et les salles de naissance ce sont des sages-femmes qui travaillent et non plus des infirmières. La polyvalence souhaitée est donc inenvisageable dans des domaines qui sortent de la compétence des sages-femmes. Depuis Octobre 2018, il n'y a plus d'assimilation entre les deux professions, ce qui prouve bien qu'il s'agit de deux professions différentes ".Enfin, la fermeture d'une maternité a des conséquences également sur d'autres services : pédiatrie, laboratoires, radiologie ou même les services plus généraux comme la chirurgie ou la médecine générale peuvent s'en voir impacté. " S'en prendre à une maternité, c'est s'en prendre à l'hôpital entier ! "